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C'est le nouveau blog de Nathalie Croisé...Sur ma route,la vie...La découverte que le bonheur est en soi..depuis, je fais mon chemin..

jeudi 12 février 2009

Histoire d'un grand roman

Il y a des romans qui ne vous quittent pas à la dernière page. Ils restent en vous. Reviennent vous hanter. Vous les reprenez quelque temps plus tard. Avec plaisir. C'est le propre des grandes oeuvres. C'est le cas d'"Une vie familiale "de Jean-Paul Dubois.Chaudement recommandé par Cécile, j'ai eu la grande joie de l'avoir en ma possession à l'issue d'un dîner livres-échanges.

Plus qu'une vie familiale. C'est celle d'un homme de 1958 à 2002. Un homme comme vous et moi. Famille bourgeoise, classique. Gaulliste en son temps puis progressivement de gauche. Sans grande conviction. Les chapitres suivent les différents présidents de la Vème République mais l'histoire, la grande n'apparaît qu'en filigrane. Mai 68, exécution de Christian Ranucci, élection de François Mitterrand, affaire du Rainbow Warrior ou encore suicide de Pierre Bérégovoy.Autant de flashs sur l'histoire qui nous rendent le personnage principal plus familier. Ancré dans notre temps. Mais son parcours vaut toutes les histoires. Ce frère mort à 10 ans de complications dûs à une appendicite. Lui restera toujours dans l'ombre. Pour son père et sa mère. De sa découverte de la sexualité et d'un amour éternellement perdu, Marie.

De ses 20 ans très libérés à son mariage avec une jeune fille de bonne famille, Anna. De sa vie de père au foyer puis de photographe indépendant dans la plus grande insouciante. De ses doutes d'enfant et de ses angoisses de père. De la mort de son père à celle de sa femme. L'écriture est belle, dense. Jean-Paul Dubois nous emmène dans une fresque foisonnante tout en restant toujours proche du coeur. Avec des scènes étonnantes. Paul, le héros est devenu photographe. Il remporte un immense succès grâce à ses photos d'arbres prises à travers le monde. Un jour, un coup de fil. C'est François Mitterrand qui souhaite vivement être pris en photo à côté de ses arbres favoris. Paul dira non. Parce qu'il n'a rien à voir avec ce président. Et ne veut pas se laisser dicter sa loi. Il y a une grande force dans ce roman. Celle de la liberté; la liberté prise avec l'Histoire. La liberté de l'homme de tracer sa propre histoire. Résumer 40 ans d'une vie en 400 pages. Qui sommes-nous finalement?

Et cette conclusion flamboyante: "Je songeais à tous les miens.En cet instant de doute, au moment où tant de choses dépendaient de moi, ils ne m'étaient d'aucune aide, d'aucun réconfort.Cela ne m'étonnait pas: la vie n'était rien d'autre que ce filament illusoire qui nous reliait aux autres et nous donnait à croire que, le temps d'une existence que nous pensions essentielle, nous étions simplement quelque chose plutôt que rien". J'en frissonne encore.

mercredi 11 février 2009

La force de l'âge

Ca y est, le compte à rebours est enclenché. J'ai 39 ans..et demi.Aujourd'hui! Comme les gamines, je compte en demi..Petite, on en est toute fière. Grande, on retarde seulement en peu l'échéance. Enfin, pas trop en fait.

Dans 6 mois donc 40 printemps..le compte rond. L'âge où je me suis dit que tout changerait. Je serai une autre femme! L'envie de faire ce que l'on veut de sa vie. Ou plutôt de ce qu'il en reste. Quand on regarde en arrière, 40 ans, ça passe vite. Très vite. Il y a 30 ans, j'étais en CM2, plutôt bonne élève et très timide. Un calvaire. A regarder mes chaussures quand je parlais. Avec la radio, j'ai tout oublié. Une vraie pipelette?!? Y'a pas à dire, la timidité, ça se soigne..comme un bon rhume. Avec de la patience..et gare à la récidive..Mais qu'est- ce que j'ai pu rougir?!

Il y a 20 ans, j'avais 20 ans. Elève encore studieuse, j'usais mes fonds de culotte (et pas de string!) sur les bancs de la Sorbonne à traduire les auteurs classiques latins. Super! Les seuls gars à deux mètres étaient boutonneux et sentaient la poussière de rats de bibliothèque. Je me voyais moi-même finir toute grise. Prof, à non jamais!

Car une passion secrète me rongeait: le journalisme. Les études sérieuses, c'est pour faire plaisir aux parents..Maîtrise de lettres classiques, ça en jette mais après direction... l'école de journalisme..On n'est pas sérieux quand on a 20 ans...Il y a 10 ans, je devais mourir..C'est Paco Rabanne qui l'avait dit! Le 11 août, éclipse du soleil et apocalypse!Alors j'avais été fêté mon anniversaire en Grèce (on revient toujours sur les traces de osn histoire!?!) Autant m'entourer d'éphèbes en mangeant des feuilles de vigne et en buvant de l'ouzo. Un sirtaki éternel..à l'abri des dieux! Eh, bien, non, un tremblement de terre en Turquie quand même et beaucoup d'agitation à Mykonos mais c'est tout! Le bouleversement, il a eu lieu quelques mois plus tard..au Sénégal. La rencontre avec l'Afrique et un destin qui se scelle..10 ans ont passé. Comme un éclair. Deux enfants..toujours de beaux projets et l'écriture maintenant très présente dans ma vie..

Et encore plus de passion qu'à 20 ans, qu'à 30 ans. Comme si le temps qui s'accélère donne envie de vivre toujours plus. A fond la caisse. 6 mois encore..Et peut-être encore 40 ans de plus..Ca laisse du temps pour grandir..Encore

mardi 10 février 2009

Elaguer Bush?!?

Verra-t-on un jour George Bush au banc des accusés? Sûrement pas. Barack Obama fait lui-même preuve d'une grande clémence. Le nouveau président américain accueille sans grande motivation l'idée d'une commission vérité destinée à enquèter sur les abus présumés de l'administration Bush.

Le chantier est vaste.Des techniques d'interrogatoire apparentées à la torture (rappelez-moi, les Etats-Unis sont un pays civilisé, c'est bien cela?!?) mais aussi des écoutes téléphoniques extrajudiciaires. On n'est pas là pour faire le grand ménage, semble se dire la nouvelle direction. Ne revivons pas l'Afrique du Sud de l'après-apartheid. Pourquoi pas? Les réglements de compte ne sont pas toujours louables.Saddam Hussein méritait-il de finir au bout d'une corde? La question ne se pose même pas. Ce n'était pas un enfant de choeur. Et c'est un euphémisme. Mais là où il est, il doit rager de voir George Bush partir sans éclat mais sans dégât. Chef d'état qui a conduit des milliers de jeunes vers la mort en Irak.
Ceux qui restent debout ne savent pas ce qu'ils y font encore. En en prime , il ne fallait rien montrer. L'administration Obama veut jouer la transparence. Elle pourrait autoriser la presse à couvrir le retour des soldats morts. Signer des lettres destinées aux familles des victimes, c'est l'épisode le plus douloureux que le nouveau dirigeant ait eu à vivre depuis le début de son mandat. Démago? Oui, diront certains. Sincère en tous cas..et c'est déjà beaucoup.Côté économie, le bilan est désastreux. Un système bancaire réduit en cendre. Bon, George n'est pas le seul responsable. Bill Clinton et la mise en place des prêts à taux très bas dès les années 90 ont accéléré la manoeuvre. Laisser faire...et vous êtes fait! Sans compter les affinités pétrolières bushiennes avec la famille Ben Laden. Souvent soulignées, jamais égalées. Mais bon, il a eu le mérite, ce président, de détruire son système financier lui-même. Même pas besoin de passer un brevet de pilote.

Des chômeurs, des familles endettées et des morts. Joli bilan. George aurait mieux fait de se donner un coup de pied aux fesses un peu plus tôt...Avec une bonne paire de pompes, cela aurait fait l'affaire. Mais il a dû mal viser...

lundi 9 février 2009

La guerre des sexes n'aura pas lieu

"Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus."Que celui qui n'a jamais eu ce livre entre les mains lève le doigt. Ou plutôt celle! Car, c'est bien connu,les femmes ont toujours besoin de comprendre, d'analyser, de décortiquer. De chercher la petite bête à défaut de titiller la grosse bête qui sommeille en vous, Messieurs..Enfin un ouvrage les éclaire sur ce mystère permanent qu'est..l'Homme?!?

La guerre des sexes, ça fait parler. Pour preuve en une du JDD, hier..."Les Françaises deviennent infidèles". Belles, indépendantes, elles s'assument maintenant..Comme les hommes..Donc évidemment ça se met à ranger ses torchons et à penser à la gaudriole. Bientôt elles vont venir de Mars, ça, je vous le dis. Les planètes ne tournent plus rond...Mais les hommes, on en parle encore!Tous les jours, je m'échine à écrire quelques petites notes sur ma misérable condition (sic!) sur l'amitié, sur un sujet d'actualité ou un phénomène de société...quelques commentaires sympathiques viennent les agrémenter..mais sans commune mesure avec la déferlante de jeudi dernier...Pour une fois, cet article n'était pas écrit de ma plume mais repris d'une note retranscrite par une amie. Un truc très simple..en apparence: "Comment rendre une femme heureuse?!?" Aussi facile que les pensées qui traversent le cerveau d'une participante à un jeu de télé-réalité! Il en ressort donc que ces messieurs doivent réunir, au bas mot, une cinquantaine de qualités.

Attentifs, doux passionnés mais aussi multi-casquettes (plombier, menuisier, serrurier, mécanicien auto et machine à laver!) évidemment ils doivent être des bêtes de sexe..sans jamais se plaindre. Et encore la satisfaction féminine n'est pas garantie. Parfois jamais! Pour l'homme, deux critères: faire l'amour (pour parler poliment) et le laisser en paix. Il n'en demande pas plus. Et là les commentaires se sont multipliés..Que dis-je? Sur les qualités intrinsèques des hommes et des femmes. Sommes-nous si compliquées? Oui, sinon, nous ne serions pas des femmes... Aimez-vous ça, messieurs? Apparemment oui, les hommes aiment les chieuses!?! En même temps souvent il les fuit..au bout d'un certain temps...Quel constat terrible! Pourquoi allons-nous toujours nous chercher mutuellement? Dans des conditions aussi effroyables? Bon d'accord, il faut bien un peu se reproduire...et puis l'humain aime bien les soucis...Mais ça va quand même un peu plus loin!? Non? Tous semblables, on s'emmerderait ferme.Ne dites pas le contraire, les filles. On clonerait (cloonerait?) George Clooney doté du cerveau d'Einstein, on ne serait pas contente. D'abord on ne pourrait pas être jalouse.

Puisque les autres ont le même que nous! Et on n'aurait même pas envie de regarder d'un air dégouté la copine de notre voisine George. Elle a la même chance que nous! Alors que petits, grands, moches, sexys, minces ou gros, nous avons l'embarras du choix. Et le choix dans l'embarras. Et la faculté de dénicher la perle rare..Bon d'accord, nous sommes parfaites, ayons juste un peu d'indulgence pour ces mâles en mal de tendresse. Eux aussi aimeraient bien qu'on les comprenne. Dans les astres et ailleurs. Mais sans trop leur parler..Moi je vous dis, y'a beaucoup d'amour dans tout ça (non non je ne vous parle pas de sexe, bande de vicieux!), c'est pour ça qu'on en parle autant... au bout du compte. De l'autre..sexe!

vendredi 6 février 2009

Papou..beaucoup

Chevelures crépues, peaux noires, barbes épaisses et toupet de plumes jaunes sur la tête, Mudeya et Polobi arpentent le Mont Saint Michel en ciré. A des milliers de kilomètres de leur terre natale. Deux papous pour un Tour de France. Canal Plus a la très bonne idée de rediffuser dimanche prochain, en pleine après-midi ce documentaire irrésistible sur ce choc des cultures original. Nous avons vu tellement de blancs débarqués en Afrique ou en Océanie. A la recherche de richesses, le plus souvent, de connaissances parfois, de partage (j'en suis moins sûre!). Etude ethnologique approfondie. Autochtones mesurés, oscultés..et moeurs décortiqués. Mais l'inverse est si rare. Et tellement savoureux.

Qu'est ce que des Papous peuvent voir de notre monde? Ce que nous, nous ne voyons pas. Nous ne voyons plus. Il y a les bons côtés. Un homme et une femme s'embrassent dans la rue. A pleine bouche. Inconcevable et impoli de se "manger la bouche ainsi". Les deux hommes n'en reviennent pas. Pas mal quand même les Françaises. D'abord elles sont gratuites. Pas besoin de les échanger contre 30 cochons pour les épouser. Et puis elles sont travailleuses. Je vous l'ai toujours dit que l'on est des valeurs sûres! Evidemment ça se gâte. Détour par le château de Versailles. Et les deux papous de mieux comprendre pourquoi "on va chercher leur or"'. Rapport à l'argent également étonnant. Leur société est très égalitaire. Mudeya et Polobi partagent tout ou échangent. A ne rien comprendre à cette société de consommation. Et la télévision, les livres..loin, si loin de notre univers.

Amusant de voir l'amitié qui s'est créée entre les deux hommes et le réalisateur du documentaire Marc Dozier. Tout les éloigne, un rien les rapproche. Pas de jalousie, pas d'envie de la part des deux hommes mais un beau regard, naïf parfois mais si frais sur notre monde. Ils ne sont pas pas fiers, ces deux-là de voir qu'en matière de bijoux et de maîtrise de l'art des plumes, ils dépassent largement tous les Occidentaux. Nous les amusons mais ils nous aiment aussi. Et sont plus que jamais partants pour un nouveau voyage. Très belle leçon d'humilité...Alors, après, avant la sieste, rendez-vous à 15 H sur Canal (et non, je n'ai pas d'action dans ce groupe!)

jeudi 5 février 2009

Généreux juste ce qu'il faut....

Quand je vous dis que je crois en la bonté humaine?!! Voilà en plein coeur de New-York un mystérieux bienfaiteur. Trapu, bonnet de laine sur la tête et grosses lunettes noires, il distribue des billets aux plus pauvres dans un froid glacial. Et sans sourciller. Derrère une pancarte "Guichet sauvetage" Il se fait appeller "Bill le renfloueur". Impossible de savoir qui il est. Mais visiblement, il a beaucoup, beaucoup d'argent. 50, 100 voire 150 dollars par personne. La foule afflue, alléchée par la nouvelle.

Un licencié du grand magasin Macy's, un ancien combattant d'Irak ou un jeune homme dont la mère est en train de mourir. La misère humaine est grande. En plein coeur des Etats-Unis comme ailleurs. Et voilà donc ce sauveur. Mais bon, la générosité a ses limites aussi. Derrière cette distribution, en fait une campagne de promotion d'un site de petites annonces. www.bailoutbooth.com. En quelques jours ce sont 500 000 dollars qui vont changer de main dans 4 villes américaines. Après New-York, Washington, Boston et Philadelphie. Ou comment associer philanthropie et promotion.

Dix fois plus fort qu'un spot au Superbowl! L'homme ne masque pas ses intentions mais préserve son anonymat. Et sa vie. Des gardes du corps ne sont jamais très loin. Prêts à intervenir en cas d'agression. Curieuse impression quand même...Aider des pauvres et s'aider soi-même, faire le bien pour se faire du bien...Bonté humaine oui... mais avec ses limites.

Pastiche mais pas trop...

Détourner une oeuvre classique, rien n'est plus réjouissant. L'exercice est fréquent et ne date pas d'hier. La liste est longue..déjà au 18ème siècle, Scarron réécrivait Homère dans son "Iliade travestie". Le polar se prête facilement au jeu. Rien de plus savoureux que de tordre le cou à un chef d'oeuvre de Flaubert avec cette "Contre-enquète sur la mort " d'Emma Bovary de Philippe Doumenc.

Marcel Proust peut inciter au crime avec "Meurtre chez tante Léonie" d'Estelle Monbrun. Et cette tempète sous un crâne..avec "l'Embrumé" de Viard et Zacharias. Une transposition du Hamlet de Shakespeare.Les oeuvres qui ont bercé notre enfance passent aussi régulièrement à la moulinette. Qui n'a pas ri devant les parodies de Martine. Cette charmante petite fille qui nous apprenait la vie. Maintenant elle ne fait plus la cuisine de la même façon, encore moins de la bicyclette.

Et son registre s'est étendu..à croire que la sexualité n'a plus de mystère pour nos gamine. Oui-Oui n'y échappe pas non plus. Petit personnage qui nous enseigne si bien les bonnes manières. Je me réveillais tôt le matin pour lire ses aventures. On comprend mieux les dégats?!? Lui aussi finit dans les pires postures. Quand ce n'est pas sous les traits de Lionel Jospin en "Yoyo au pays des idées"..

Mais parfois les pasticheurs ne sont pas vraiment inspirés. Pour preuve cet éditeur américain Seth Grahame-Smith qui s'est emparé du roman de Jane Austen "Orgueil et préjugés". Il n'en a sûrement pas. Une version... zombie va voir le jour en avril. L'héroïne Elizabeth se retrouvera à lutter contre une bande de morts-vivants affamés, aux manières plus que suspectes. Mais, toute femme qu'elle est, elle sera bientôt "distraite", selon la formule consacrée, par l'arrivée de l'arrogant et hautain Mr Darcy.

Toute la saveur de cette oeuvre impérissable va consister à faire alterner des scènes de "lutte raffinée entre les deux jeunes amants" et celles, plus violentes, des combats sanglants que mène Elizabeth contre les troupes de zombies carnivores. Du sexe et du sang. Voilà les deux grandes règles de la littérature "moderne". Certains l'ont très bien compris! La prochaine fois, promis, ma chronique va pisser le sang et regorger de sexe...Vous ne vous en remettrez pas!!

mercredi 4 février 2009

Recto-verseau..L'avenir est-il dans le désastre?

Allez, allez, ne dites pas le contraire. Tous les matins, fébriles avec votre petit café, vous tournez frénétiquement les pages du journal pour trouver votre horoscope. Parisien, habitant du Berry ou breton coriace, votre destin est entre vos mains. Pour ma part aujourd'hui en amour, il faut que je pratique la politique de l'autruche. J'essaie de m'imaginer la tête dans le sable et les fesses en l'air. Je ne veux pas dire mais la dite voyante est une sacrée perverse!

Elle me dit, en prime de manger léger. Elle ne s'est pas regardée, cette grognasse. Mon homme lui doit repartir à zéro. Il m'avait pas prévenu, je vais lui passer un petit coup de fil... Quant à mon supérieur, il boit beaucoup d'eau et manifeste son amour avec fougue.Bon, je comprends mieux l'autruche alors:-)) Hi,hi...Perso, j'ai des affinités avec les Sagittaire, un gros potentiel avec les Scorpion, un attrait certain pour les Taureaux mais j'aime bien aussi les Cancer, les Verseaux, les Vierge et les Capricorne:-))Les Français sont des grands consommateurs de prévisions dans les astres. Près de 4 millions auraient consulté un voyant en 2008, dont 70% sont des femmes. C'est bien connu, la gente féminine est très superstitieuse. Les hommes ne font rien pour arranger l'affaire!

D'ailleurs, faudrait regarder les statistiques, les voyants avaient-ils anticipé la neige...dans leurs boules? Pas si sûr. Le pape Jean-Paul II a mis beaucoup plus de temps à mourir que prévu, Jacques Chirac est, lui encore en vie. Et la récession, c'est marqué quelque part non? L'année du Buffle sera rude, préviennent les Chinois. Ils ne se trompent pas en général. On va en suer..comme des boeufs. Il paraît que toute façon que c'est encore une année à 13 lunes. Comme 2008. Il ne va pas faire beau...en extérieur et sur nos comptes en banque.Même la grande prêtresse de la méthode Coué a du plomb dans l'aile. Christine Lagarde serait étonnée si la croissance s'avère positive en 2009.

Cela va faire 10 ans bientôt que je devais mourir. Le jour de mes 30 ans..Le 11 août 1999, éclipse de soleil et fin du monde. Dixit Paco Rabanne. A part son parfum XS qui affole mes sens quand un bel homme s'en est aspergé (uniquement un bel homme?!), je ne comprends rien à ce créateur devin! Il a l'air d'y croire très fort en tous cas.Plus le doute nous habite, plus nous cherchons à nous raccrocher aux branches. L'être humain dans tous ses paradoxes. Il paraît que connaître l'avenir permet de mieux l'affronter...Oui et si cela n'arrive pas. A quelqu'un de proche, une voyante avait dit qu'elle allait disparaître à 35 ans..Elle n'en menait pas large le jour de son anniversaire. Des dizaines d'années après, elle ne s'en remet toujours pas!

Qui croire? Vu qu'ils ne sont pas toujours éclairés, nous pouvons toujours, et en dernier recours, conseiller à nos politiques de bien regarder dans le marc de café, avant leur journée de travail. La réponse y est peut-être. Quelques druides seraient aussi les bienvenus. A défaut de plan de relance, on aura peut-être une relance par les plantes.

mardi 3 février 2009

Héros malgré nous

Il n'y a pas à dire..Les héros nous ont toujours fascinés. Ces super-hommes capables de sauver la planète entière d'un seul battement d'ailes! Force et détermination. Courage sans faille. Comme un François Fillon bravant la neige et le verglas pour nous présenter ces 1000 projets pour relancer l'économie française. C'est sûr, il n'a pas froid aux yeux! Quel homme?!???

Il y a aussi tous ces héros anonymes. Ces hommes-mais aussi ces femmes-qui vont aider une vieille dame à traverser la route au risque de passer sous les roues d'une voiture devenue incontrôlable. Ceux qui vous laissent généreusement leur place dans le métro..non sans avoir reçu quelques coups de coude bien sentis. Ceux qui finissent par vous laisser passer, enceinte dans une file d'attente..après avoir subi les foudres de tous les voisins. Ils sont partout, ces héros du quotidien. Ils nous fascinent..Nous aimerions leur offrir des fleurs...Tous les jours! Etre dans leur peau même pour quelques heures. Pour vivre ce moment exceptionnel. Et se sentir un peu plus grand.

Le pilote de l'US Airways qui a sauvé 155 personnes le mois dernier ne s'imagine sûrement pas dans la peau d'un super-héros. Il a été l'homme de la situation. Un sans-froid hors-pair. Logique donc que l'association des journalistes professionnels de l'aéronautique lui remette le prix Icare 2009. Sa rapidité de décision a fait toute la différence. Amusant en même temps de récompenser un homme en le comparant à cet être imparfait qui a brûlé ses ailes au soleil. Lui a senti la froideur du fleuve Hudson.

Alors, si vous voulez quitter vos petites habitudes et vous sentir plus fort, voici le jeu gratuit en ligne "Deviens le héros de l'Hudson".Le principe est simple: les deux moteurs de l'avion sont en panne, impossible de retourner à l'aéroport...une seule solution, le fleuve. "Le sort des passagers est entre vos mains" Deux solutions: le succès et une bannière vous érige en héros....l'échec et l'avion virtuel s'écrase dans un immense fracas. De très bon goût! La vie comme un jeu...La roulette russe de la bétise...Stendhal disait "les héros ont leur accès de crainte, les poltrons des instants de bravoure

lundi 2 février 2009

Le temps et rien d'autre

Un homme attend la femme qu'il aime à la Gare de Nord. Elle arrive par le prochain Thalys. Il la guette, attend, s'impatiente, n'en peut plus. A peur soudain. S'est-il trompé? Va-t-elle venir? Mais quelle heure est-il? Un moment d'angoisse puis le bonheur. Les retrouvailles. C'est le point de départ du roman de François Martini "le Temps" publié aux editions Glyphe.

Difficile de parler du livre d'un auteur que je connais. Je n'en connais pas d'autres en fait. Alors, je suis très impressionnée?!? Le hasard... en fait les dîners livres-échanges m'ont permis de le rencontrer. Etonnant personnage. Un peu lunaire, d'un humour étonnant..agent de l'ANPE qui semble vivre dans un autre monde. Un monde parallèle. Pas étonnant que son roman nous entraîne dans d'étonnants aller-retours à travers le temps. A travers Paris. On sent la ville palpiter au fil de ses lignes. Enfin, pas toute la ville. La Rive gauche..On ne traverse pas la Seine comme ça!
L'écriture est nerveuse, rapide. Nous emmène dans une valse à 3 Temps. Et on se perd comme le héros Philippe, entre 1986 et 2006, avant l'euro, après l'euro. Avant son amour, Hélène, après cet amour...Perdu ou non..Le suspens grandit, on ne sait plus où l'auteur veut nous emmener...On a le vertige...Inutile d'en dire plus. Il faut le lire tout simplement. Un extrait vous en dira long "Lui sait désormais que si Hélène est devenue son amante, ce n'est pas parce qu'il en a fait la connaissance, un jour, à une occasion quelconque.Si elle est son amante aujourd'hui, c'est parce qu'elle le sera encore quelques années plus tard. Parce qu'ils sont amants en 2006, elle lui a sauté dans les bras en 2002 et non l'inverse! Le temps a accordé à ce couple heureux une causalité rétroactive. Philippe est sidéré, il tarde à réaliser l'étendue de sa découverte:cela fonctionne dans les deux sens! Les liens peuvent être antichronologiques!"
J'aime cette réflexion sur le temps. Rien n'est plus subjectif. Ne vous est-il pas arrivé de passer une heure avec l'homme ou la femme de vos rêves et d'avoir l'impression que c'était une journée entière. L'attente aussi..des heures impatientes pour parfois quelques minutes de bonheur. Et ce temps toujours en nous:je n'ai parfois pas de montre mais cette intuition (féminine?) de l'heure qu'il est. Peut-être parce que je travaille dans une radio..où l'on compte le temps à la seconde.

Et le passé? Pourquoi certains instants nous reviennent-ils en mémoire comme si c'était hier? Alors que d'autres sont enfouis depuis longtemps dans les limbes. Bon,je sens que là, vos neurones s'agitent un peu trop. Il y a de l'ébullition comme dans le roman de François. Une envie sûrement de capturer le temps. Souvent j'ai cet envie incontrôlable de garder un instant. Longtemps en moi pour le revivre..Perpétuellement...Paradoxes, illusions..Merci à François et à son roman de nous emmener sur ces chemins parallèles.
Et cette envie de fredonner:"Le temps passé
Celui qui va naître
Le temps d'aimer
Et de disparaître
Le temps des pleurs
Le temps de la chance
Le temps qui meurt
Le temps qui court ou celui qui gronde..Le temps, le temps et rien d'autre...."