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C'est le nouveau blog de Nathalie Croisé...Sur ma route,la vie...La découverte que le bonheur est en soi..depuis, je fais mon chemin..

lundi 13 avril 2009

Gnarf-Gnarf ramène sa fraise!


Le conseiller fiscal le scrute.."Alors, vous avez des précisions à donner?" Gnarf-Gnarf n'en revient pas. Il lui lance "vous connaissez Barbarella? "Le scribouillard esquisse un sourire mais ne dit rien "C'est de l'usurpation d'identité. Un non respect de la vie d'autrui!!"...Il bouillonne, le gnome "Mais de quoi parlez vous?? L'agent de mauvaise augure n'en démord pas. "En plus, vous êtes moche comme un pou. Au moins elle est mignonne Barbarella..

Je suis sûre que vous vous déguisez la nuit! Transexuel, va! Les insultes fusent. Le conseiller note scrupuleusement. Prêt à ajouter tout cela au dossier..Le nain sait qu'il a perdu d'avance. Il emmèle tout. Il ne sait plus s'il a parlé ou non. Si le contrôleur cherche à le faire parler. Il avoue tout. Rien.."Je repasserai vous voir, Monsieur Nain"..C'est ça!! Le nabot court à son ordinateur. Mais pas de belle à l'horizon. Il a envie de hurler sa haine. Pourquoi moi?. Je ne mérite pas ce traitement.Il voudrait la pister. Trouver les preuves de cette trahison. Mais la toile reste désespèrement silencieuse. Alors Gnarf-Gnarf décide de prendre l'air. Encore et toujours. Son estomac le tiraille.Il a une envie de fraise. Une vraie femme enceinte. Première épicerie. Rien à l'horizon. Deuxième, rien non plus.Il s'acharne à en devenir aussi rouge que le fruit de ses désirs.







Rien . Toujours rien. Il demande, un marchand lui répond "la fraise est interdite de territoire français!" "Pourquoi?" "Parce qu'elle donne la gale".."La gale? "Mais dans quel monde je vis.".Je veux mes fraises, je veux Barbarella, je veux un autre monde!!. C'est le drame!Un néon l'attire. Une salle de cinéma. Le nain décide de se changer les idées. Sous ses yeux, un James Bond de seconde zone. Une brunette pétillante et superbe lui fait des clins d'oeil. Barbarella. Elle s'approche du héros; lui sourit. Et sort un couteau de son dos. "Toutes les mêmes!!!!"



Le gnome crie vengeance. Hurle sa détresse dans la salle de cinéma..Vide. Et tombe de son lit. Encore un cauchemar à son actif. Le pire de tous.A forcer de passer des heures sur son ordinateur, il ne discerne plus la réalité de la fiction!! Allez, il a échappé à un contrôle fiscal, à un film à la noix..Et surtout à une trahison. Gnarf-Gnarf file s'acheter des fraises tagada.

Gnarf nain comme un sou neuf

Gnarf-Gnarf affiche une forme olympique ce matin. Depuis deux jours, son petit coeur bat la chamade. Il se connecte dès qu'il peut. En cachette sur Internet. Barbarella n'est pas loin. Toujours prête à répondre. Elle a beaucoup d'humour, cette brunette. Pétillante et vive. Il l'a fait rire. Et il le sent, c'est in the pocket. Déjà elle admire tout ce qu'il fait.

Une fascination indicible pour sa belle plume. Dès qu'il écrit 3 mots, c'est l'extase. Et puis, elle l'écoute. Enfin elle le lit. Sans rien dire. Quand il commente sa vie, sa journée d'enfer à Chausson les Mouillères, son dernier colloque en perspective en Rhénanie du Nord. Rien ne l'effraie. Elle lui a même dit qu'elle lui trouvait un air très sympathique sur sa photo. Un peu plus..et il pourra l'emmener à la mer..C'est le rêve!Il le sait qu'il a une aura hors pair. Mais quand il voit sa moitié faire la gueule, son voisin lui claquer la porte au nez et un client l'abandonner, il est pris d'un doute..Léger...Ce matin, nouvelle connection. Et nouveau message. Très avenant. Pour lui souhaiter une délicieuse journée. Une question subsidiaire attire son attention. A-t-il acheté des SICAV récemment? Tiens. Curieux et pas très romantique. Mais bon, cette beauté conciliante travaille peut-être dans une banque.
Il se dit soudain qu'il ne sait absolument pas ce qu'elle fait. Quand elle est derrière l'ordinateur, il n'a qu'une envie: parler de lui. Il se sent beau, flatté. Il en devient accroc. C'est si exaltant le net. Il veut préserver cet instant. Sera-t-elle déçue quand elle le verra? Et si le charme se rompait? Impossible, il faut que cela dure et que cela comble son petit coeur en manque d'amour. Dommage, il a un rendez-vous important. Il va devoir déconnecter. Mais il reviendra. Car elle est là. En permanence. Hier elle lui a demandé s'il était propriétaire de son appartement. Rêverait-elle de s'installer avec lui? Mais c'est un peu précipité. Et puis il n'est pas libre! L'autre jour elle voulait savoir si son bureau était à son nom. Elle envisage une collaboration? Qu'à cela ne tienne, il devra éclaircir tout cela plus tard.
On sonne à la porte. Il le sait: un contrôleur fiscal est là. Derrière. Mais ce n'est pas grave, il a l'âme légère. L'individu sinistre sort ses papiers. Même pas un sourire. Le couperet va tomber. "Il y a quand même beaucoup d'anomalies. Notamment au niveau de votre logement. "Entre les mains du croque-mort, une série d'informations. Le nabot blémit. Sous ses yeux, des réponses apportées récemment à sa belle. La charge est lourde. Et soudain, son univers s'effondre. Il regarde le pauvre bonhomme tout gris en face de lui. Barbarella s'est dévoilée..Et elle a trop de poils aux pattes à son goût!

vendredi 10 avril 2009

Planète finance...



Nous sommes de grands enfants. Je ne cesse de le répéter. Capables de faire mumuse avec des actifs toxiques. En se disant que ce n'est peut-être pas très bien mais que tant que ça tient, pourquoi ne pas continuer? Avez-vous remarqué cette capacité qu'ont les petits à tirer sur la corde? A repousser les limites autant que possible. Jusqu'à la rupture. Et la crise de nerfs. Nous, grands enfants que nous sommes, sommes tombés dans la crise tout court. Sans détour. A force de placer ses sousous où il ne fallait pas. Certains s'en mordent encore les doigts. Mais quand on joue...Il y a peu, les dirigeants du monde entier se sont réunis à Londres. Main dans la main pour sauver la finance mondiale. Sans argent, le monde a encore du mal à tourner. Alors, là tout le monde regarde dans le même sens. Mais voilà, on a d'autres actifs bien pourris qui continuent de détruire notre planète. Et là la cohésion est beaucoup moins grande. Que faire face au réchauffement climatique? Cela va faire 20 ans que l'on se pose la question. A partir du moment où on a vu que cela dérapait.

Il y a eu Kyoto. Il y a aura bientôt Copenhague. Une réunion des Nations-Unies pour définir l'après 2012. On veut y croire. Si ça continue, en 2050, on aura bien du mal à respirer. Les Etats-Unis semblent faire preuve de bonne volonté. Barack Obama a fait du développement durable une priorité. Mais ses objectifs restent bien flous. On regarde beaucoup nos voisins. La Chine en tête qui finalement n'est peut-être pas un si mauvais élève que cela. Pour l'avenir du monde, Pékin investit. D'accord, ça rassure. Mais bon, ce n'est pas l'état d'urgence. Et je crains qu'en décembre à Copenhague, il y ait moins de monde pour s'agiter qu'à Londres au G20. Que ferons-nous de notre blé quand notre terre mourra? A quoi peut servir tout l'or du monde si nous finissons dans le plomb jusqu'au cou? Il est temps de voir plus loin que le bout de son nez et de son compte en banque..

jeudi 9 avril 2009

Lâchons le mot!

Rien ne m'agaçe plus que la lâcheté humaine. Elle est partout. Dans les gestes quotidiens. Préférer s'incliner pour éviter un ennui. Faire un grand sourire à celui qui vous a planté un couteau dans le dos il y a peu. Je ne suis pas en reste. Et plus d'une fois je n'ai pas été fière de ne pas avoir oser imposer mes vues. Je ne donne pas des leçons, je vis. C'est tout.

La lâcheté prend toutes les formes. Elle révèle un manque de confiance en soi. Mais aussi un manque de respect. Qu'y-a-t-il de si difficile à aller parler aux autres? Préférer dégoiser en cachette sur son voisin plutôt que de lui avouer l'objet de ses préoccupations. Préférer l'observer en douce plutôt que l'affronter. Plus nous grandissons dans le temps, plus nous devenons petits. Il est loin le temps des duels où l'on balançait son gant à la figure de l'ennemi. Quitte à en mourir. On ne périt plus par amour pour une femme. Eventuellement on lui offre quelques fleurs. Et encore c'est dans les meilleurs moments..Bon, d'accord, je taquine:) Maintenant on jette bien plus, sans autre forme de procès la dite femme que son gant. Et en prime on a le culot de dire que c'est sa faute. Il n'y a pas toujours d'honneur. Et pourtant on court sans arrêt après. On veut être reconnu pour ce que l'on semble être. Pas pour ce que l'on est.

Il y a beaucoup de donneurs de leçons mais peu de personnes exemplaires. Il n'y a plus de transparence, il y a des masques. Si faciles à endosser. On ne se lâche plus. On est lâche... sans plus. Allez, j'exagère. Il y a encore de belles âmes sur cette terre. Et une belle franchise. C'est ce que je veux retenir. L'homme n'est pas toujours un loup pour l'homme!

mercredi 8 avril 2009

Aux amis...

L'amitié, peut-être encore plus que l'amour est fragile.Parce que c'était lui, parce que c'était moi.Il y a de belles évidences. Des rencontres qui vous marquent sans retour.Mais aussi parce que c'était lui, parce que c'était moi avec mes imperfections...nous perdons -pour un temps- le fil de cette amitié.

Pour une bétise, un presque rien.Un élan d'égoïsme.Et ce qui semble un rien peut faire très mal. Sans qu'on l'ait cherché.Il y a heureusement de beaux amis qui vous comprennent avec votre faiblesse. Et vous arrêtent avec douceur dans ce mauvais élan. La confiance est importante comme en amour. Mais parfois on a une telle confiance en soi, en l'autre que l'on va plus loin que l'on ne devait aller. Et on oublie un peu l'amitié pour un geste de bravoure ou autre. Il faut alors admettre qu'il y a des limites. Du respect évidemment.Et une reconnaissance de ce que l'ami vous a apporté. Savoir simplement s'effacer. Pour ne pas blesser. Plus le temps passe, plus je perçois où sont les amitiés précieuses pour moi. Et je ne veux vraiment rien gâcher. Alors, jour après jour, j'essaie encore d'avancer. Contre vents et marées. Contre mon vent et mes marées. Pour ne jamais oublier que tendre la main est le bien le plus précieux..

Gnarf-Gnarf fait dans le coup de pinceau

J'aurais voulu être un artiste......!!!!!!!! Gnarf-Gnarf s'est réveillé avec cet air dans la tête ce matin. Et quand il est sorti de la douche, ça n'allait pas fort. Il voudrait tellement changer de peau, tous les jours se trouver beau. Encore un râteau hier sur Facebook. Pourtant il l'avait à priori cernée la belle. Il suffisait de quelques compliments et c'était dans la poche.

Et puis c'était la copine d'une copine, elle aurait pu accrocher. Mais elle a filé très vite chatter avec un de ses contacts. Un photographe à la gomme..Mais un artiste:)) Il y a quelque temps, il ose l'avouer. Il rêvait d'être hôtesse de l'air..pour avoir les fesses en l'air!! Mais son rêve s'est vite brisé...Steward et encore..il n'a pas la taille requise...!!!!Ca leur plait, ça aux nanas, les artistes. Il ne faut pas nécessairement en avoir dans le cerveau. L'essentiel, c'est de donner l'illusion d'être un brin inspiré et romantique..Grrrr....C'est dimanche. Pour éviter de s'ennuyer en famille, il va se réfugier dans son bureau. Que faire ce matin? Une petite ballade et quelques achats. Direction le HBV..Quitte à revenir avec une tenue de peintre en bâtiment..il va trouver de quoi s'occuper, le nain!! Le pollen le fait éternuer. On dirait un lapin albinos. Gouttes au nez et yeux rouges. Vraiment rien de séduisant aujourd'hui. Il y a un monde fou dans le magasin. Mais c'est quoi ces ploucs qui font leur bricolage du dimanche? En farfouillant un peu, il dégotte pinceaux, peinture et même un chevalet.

File d'attente interminable devant l'unique caisse ouverte. Une mémé lui grille la priorité. Son sang ne fait qu'un tour:"Ca vous gêne d'attendre comme tout le monde!!!".."Vous n'avez aucun respect pour le 3ème âge."Elle gueule, l'octogènaire. Doit être sourde!! Ca commence à s'agiter autour. Les autres clients regardent le nabot comme un dangereux pervers. Et la vieille dame n'en démord pas. Un peu plus et il finit menotté sur le carreau mais Gnarf-Gnarf a une oeuvre à réaliser aujourd'hui. Alors il se calme. Ne dit plus rien. Et laisse mamie faire ses emplettes. Sur le chemin du retour, il plie sous le poids de ses achats. Son bras le lance. Mais l'inspiration est là..Il s'enferme dans son antre. Et installe son chevalet. S'assoit sur son canapé noir. Et observe la toile blanche. Vide. Que dessiner pour plaire? C'est son unique obsession. Du rouge passion..C'est bien , ça!! .Il en couvre le pinceau...S'approche de la toile. Un premier coup de pinceau. Puis un deuxième. La fièvre le gagne. Ca part dans tous les sens. Sa rage contenue explose.

De loin c'est un magma informe. Mais pour l'artiste en herbe, c'est indéniablement la création d'une oeuvre impérissable. La peinture gicle..Sur son tablier de fortune. Sur son visage ruisselant. Il prend du recul, revient. Se lance dans l'arène. Il est un artiste, ça y est!!! Il ne sent plus sa force. L'extase est proche. Dans un élan, il se penche violemment sur la toile. Trop..Le chevalet vacille. Le pied de Gnarf-Gnarf se prend dans le support. Il lâche prise dans un grand cri. Et tombe le nez dans les couleurs!!! Il ne ressemble plus à rien. Le tableau git non loin de lui. Amas informe.. Le nabot est sonné. Mais heureux. Il connait lui aussi les affres de la création. Ces moments de doute infâmes. Il se relève. Replace la toile. Et reprend son effort. Une heure passe.Il n'entend pas le bruit dans le couloir. Sa descendance qui vient voir ce que devient le paternel. Disparu depuis l'aurore..La porte s'ouvre..Vision d'horreur.

Son gamin hurle...Devant lui, un illuminé, cheveux en pétard et visage peinturlurée...il n'a plus rien d'humain, le nabot...Heureusement il a encore ses oreilles..Mais il suffisait de presque rien...Si un couteau avait traîné, c'était un destin à la Van Gogh!! Et pourtant il sourit..Sa première oeuvre a vu le jour...Maintenant il peut dire pourquoi il existe!!!

mardi 7 avril 2009

Miroir, mon beau miroir Facebook

Etrange instrument que Facebook. Celui qui nous met en relation avec des gens que l'on n'aurait pas rencontrés dans d'autres circonstances. Jeunes, vieux, photographe, infirmier, cuisinier, peintre, consultant mais aussi papy, mamie, ils y sont tous. D'ailleurs ce qui me rassure, c'est que je ne suis pas si vieille que cela!!

Les 35-44 ans restent majoritaires sur le site. Mais le poke, ce n'est pas que pour les plus jeunes. Entre 45 et 65 ans, ça fonctionne. Forte montée en puissance..après tout on peut draguer à tout âge!!! Je ne regrette pas d'avoir découvert Facebook il y a plus d'un an. Cela m'a ramenée à l'écriture. J'aime vos commentaires, votre façon de réagir. On reste à l'affût. Il y a un bel échange intellectuel. C'est riche, tout simplement. Comme la vie. Mais attention ce n'est pas la vie. Et c'est là que le bât blesse. Parfois les réactions, les sentiments prennent des proportions hors normes. Et certains se livrent aux confidences ou vous prennent très vite pour de vrais amis. C'est très troublant. Comment créer une barrière? Dans ces cas-là, c'est l'intuition qui me guide. L'autre a beau dissimuler, on peut lire très vite son âme.

Certains mots ne trahissent pas. Et ma première impression est en général la bonne...Même si parfois je ne veux pas y croire!! Il y a ceux aussi qui jamais ne vous rencontrent. Préférent rester dans le flou. Ne pas aller au delà du miroir. Dragueur invétéré ou simple timide? Et puis quand ceux ou celles qui ont été vos amis (les vrais dans la vraie vie) décident de vous retrouver mais d'en rester au virtuel, cela fait peur. Est-ce pour mieux suivre ce que vous faites mais sans s'impliquer, sans y mettre son coeur?? C'est intrusif sans raison. Et dangereux pour l'amitié tout simplement. Après tout Facebook, on y montre ce que l'on veut. Mais l'essentiel est plus que jamais d'être soi-même. Et de savoir que l'on a des amis, des vrais ici sur Facebook, des amis aussi ailleurs. Que certains contacts prendront une place importante dans votre vie et que d'autres vous décevront au fil du temps. Pourquoi? Parce qu'ils auront joué un jeu.

Quand on le fait dans la vie, on le fait à une plus vaste échelle sur Internet. Il faut savoir revenir à la réalité de ce que nous sommes. Petits ou grands. Avec nos défauts et notre capacité à reconnaître nos erreurs. Et sur ce point là, certains feraient bien de grandir un peu. Ca les aidera..dans leurs relations sur Facebook..mais surtout, surtout dans la vraie vie!!

lundi 6 avril 2009

Je me verrai bien plagiste:))

Vous savez quoi les amis? Je rêve d'être dans la peau d'un étudiant lyonnais de 23 ans. J'en vois plein qui sourient là-bas à gauche. Ah, vos idées mal placées:) Non, le charmant Benoit Henry est tout sourire. La banane ne le quitte pas, un peu comme Nicolas Sarkozy. Il a dormi 3 heures la nuit dernière.

Il fait tout simplement partie des 16 finalistes du grand concours du "meilleur job du monde". Imaginez quelques instants. Devenir gardien d'une île paradisiaque. Profiter au maximum de la plongée, de la voile, la natation. Bon, d'accord il faudrait que je prenne quelques cours. En matière de plongée, je suis très proche de la baleine. Une forte envie de remonter à la surface en crachant un peu d'eau. La voile m'est totalement étrangère. Je ne sais manier ni le grand ni le petit foc. Babord, tribord, je vois un peu près. Mais j'ai un net côté marin d'eau douce.. La natation passe encore. Mais alors je reste où j'ai pied. Finalement le plus sympa dans le programme c'est le farniente sur la plage. 6 mois pour gagner 76 500 euros.

A mon avis, le grand gagnant peut se faire sans souci un remake de l'Ile de la Tentation. Un beau compte en banque au soleil, c'est plus que séduisant. Bon d'accord ils sont 16, ils ne seront bientôt plus qu'un. Beaucoup de déception? Et cette maigre consolation: finir plagiste cet été à Berck Plage!! De toute façon je ne peux que rêver. Je ne suis même pas à la place de ce charmant jeune homme. Et ne me dites pas que je vais aller le consoler s'il ne décroche pas...le pompon:))

jeudi 2 avril 2009

Gnarf-Gnarf ou la fièvre du jeudi après-midi

Ce jeudi après-midi, le soleil darde ses rayons sur la capitale. Un petit air de printemps qui met Gnarf-Gnarf en joie. Depuis ce matin, il n'a pas grogné. Enfin, à peine. La boulangère était aussi aimable que ses miches de pain défraîchies et l'étal du poissonnier a titillé méchamment ses narines. Mais trois fois rien. Une jeune femme dans une robe à fleurs rouges lui a fait un délicieux sourire.
Enfin, s'il avait mieux regardé, il aurait remarqué que c'était à la gravure de mode planté juste derrière lui. Un Apollon des temps modernes. Mais Gnarf-Gnarf ne doute jamais une seconde de son charme. Il y en a quelques-unes qui, dans un instant de détresse ont succombé..alors pourquoi pas toutes. Son imagination est fertile mais son envie de travailler..zéro. Il irait bien se ballader. Le nez au vent.
Allez, je vais traîner un peu à Montmartre. Histoire de se sentir athlète, il tente de gravir 4 à 4 les escaliers de la station Abesses mais très vite il transpire. On frôle le décollement de la plèvre. Le nain n'en peut plus. Dignement, il gravit les derniers échelons. Le souffle court. Heureusement un banc l'attend.Non loin de là, une délicieuse blonde, lunettes de soleil sur le nez. Gnarf-Gnarf guette. Attend de croiser son regard. Mais elle n'a d'yeux que pour l'astre solaire. Sa copine arrive. Alors là, ce sont les papotages. Le nain n'est plus qu'un microbe dans l'infini. Grrrrr....Il reprend sa marche. Direction le Sacré-Coeur. Sûrement pas pour une petite prière.


Ca fait longtemps qu'il a oublié toute bondieuserie. Du superflu pour lui. Il faut croire en soi. D'abord. C'est ce qu'il répète à longueur de journée, le nabot, à ceux qui viennent profiter de ces bons conseils. A 500 euros la séance, faut en mettre plein la vue. Mais aujourd'hui, le nabot ne distillera pas sa science. Glandouille parfaite. Encore des escaliers!!!Gnarf-Gnarf commence à sentir le poids des ans peser dans ses guibolles. Ce n'est pas demain qu'il va s'inscrire au marathon! Enfin la vue superbe sur Paris. Gnarf-Gnarf se cale dans un coin et observe Paris. Un peu plus il léverait les bras:"Je suis le roi du monde;;;". De la musique non loin de là. Des danseurs de capoeira. Torses nus. Superbes. Les femmes ont les yeux qui brillent. Ils virevoltent au-dessus du sol avec aisance. Le nain est fatigué et va se poser sur un banc. Son esprit divague. "Venez avec nous". Lui lance l'un des artistes. "Moi?"" Ben oui"..Gnarf-Gnarf jette un oeil. Une brune aux longues jambes l'encourage. Elle lui fait même un clin d'oeil. Promesse éventuel d'un ébat sexuel au-dessus de la moyenne. Il se lève, s'approche. Le rythme le gagne.



ll lève une jambe, puis l'autre. Accompagne le danseur. Incroyable! Son corps épouse le mouvement de son camarade. Il se sent léger. D'un geste ample, il arrache sa chemise. Son torse apparaît aux yeux de la foule. Une spectatrice s'évanouit. Le rythme l'emmène. Ca cogne dans sa tête. Ca vibre. L'extase est proche.AAARRRGGGGhhhh...."Monsieur, on ne dort pas sur les bancs municipaux"..Un gardien vient le sortir de son sommeil..La nuit descend sur la ville. Le nain rêvait...Une journée de perdue. Et plus une jolie touriste à l'horizon. Demain, il faudra mettre les bouchées doubles!!

mercredi 1 avril 2009

Gnarf-Gnarf fait dans le hard!

Moins 15 degrés!! Il faut très froid à la descente de l'avion et dans les rues de Berlin. Gnarf-Gnarf déjà tout bleu s'engouffre dans une voiture de location. GPS...direction le sud de la ville. Pour une méga-conférence. Il va se retrouver avec des super pros du secteur. Ca promet de belles retrouvailles.

Il est de toute façon au-dessus du lot. Il n'en a jamais douté, le nain!! Gnarf-Gnarf esquisse un sourire pervers. Il se souvient d'une séminariste il y a un an au Danemark. Gironde et avenante. Un peu plus et elle cédait à ses avances. Mais voilà, il avait trop bu ce soir-là, le Gnarf-Gnarf. Un mélange gin-vodka vite ravageur. D'ordinaire, il tient bien le coup. Mas là il n'a pas compris. Soudain le malaise. Et le réveil avec une barre en travers du crâne. Sinon tout ramolli. Un Chamallow sur pattes. La belle avait filé!! Cette fois-ci ce ne sera pas le cas. Il va briller. Et si un chouette plan se présente, pourquoi le laisser filer? La vie est si courte..Grrrrr...Il débarque enfin dans le Palais des Congrès. regard circulaire. Quelques têtes connues mais il préfére les éviter pour le moment. Etrangement ces hauts personnages l'évitent aussi. Comme s'ils ne l'avaient pas reconnus! Bon, faut savoir se faire attendre.

C'est ce qui fait son charme. Au nain! Pas de future conquète à l'horizon. Pas grave, il a deux jours devant lui! Le Palais des Congrès est si grand qu'il accueille deux colloques et un concert. Son regard est attiré par l'affiche criarde "Mettallica Dream" C'est quoi ce truc? Bon, passons.L'heure de la première conférence approche. Son attaché-case sous le bras, le nain se dirige d'un pas guilleret vers la salle attitrée. Pas une place à l'horizon. Le voilà refoulé..Grrrr. De toute façon le conférencier est un gros naze. Il m'a piqué toutes mes idées..Gnarf-Gnarf décide de patienter sur un banc. Une beauté rousse vient s'asseoir à ses côtés. Ah, c'est vous! chantonne-t-elle d'une voix aigue.

."Euh,oui..".Le gnome n'est pas peu fier. "J'ai adoré votre dernier livre... vous avez un tel talent pour convaincre les autres d'avancer. Et quel humour..Bravo..Le nain ne se sent plus de joie. "Vous voulez un autographe?". "Bien sûr"..Gnarf-Gnarf sort son stylo bic rogné jusqu'à l'os et un bout de papier crasseux, le seul qu'il trouve dans sa poche de pardessus. La belle se penche pour le regarder écrire.."Gnarf Nain mais vous n'êtes pas Daniel Dhombres????"Le nain se décompose, la rousse tourne les talons sans un sourire.Grrrrr..Sa journée est fichue.Les conférences se succèdent mais Gnarf n'a plus le coeur à l'ouvrage. Personne n'est venu le saluer. Sa gloire n'est tout de même pas illusoire? Au bar de l'hôtel il se jette sur une vodka. Puis un petit whisky. Rond comme une queue de pelle, il décide de rejoindre sa chambre. Mais le Palais est de plus en plus vaste et la route bien sinueuse. Il lui semble reconnaître un escalier. Il monte quelques marches difficilement. Sans entendre le murmure de la foule.

Il titube derrière un rideau qui se lève brusquement. Devant ses yeux une foule en délire. Et sur la scène des chanteurs aux cheveux hirsutes et à l'air sombre..Mettallica Dream commence son concert. Les basses résonnent. Aie..Gnarf-Gnarf va s'évanouir..Il s'approche d'un micro à hauteur de la batterie. Semi-inconscient, il s'en empare. Et hurle son désespoir. Un cri couvert par cette musique d'enfer. Gnarf-Gnarf devient l'espace de quelques secondes un chanteur de hard rock allemand!!