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C'est le nouveau blog de Nathalie Croisé...Sur ma route,la vie...La découverte que le bonheur est en soi..depuis, je fais mon chemin..

mardi 10 mars 2009

Gnarf-Gnarf a les boules!

L'oeuvre de sa vie. C'est maintenant ou jamais.L'inspiration lui est venue à 3 heures du matin. En surfant. Pas vraiment des images religieuses.Non, comment dire..Quelques dames en tenue légère dans une position équivoque. Rien de grave. Ca lui prend comme ça à Gnarf-Gnarf. Quand il s'ennuie dans sa vie morose.C'est si joli, une femme..En porte-jarretelle.Prête à vous accueillir.

Ca parle pas sur les photos en papier glacé. C'est le pied! Et voilà le levier de ses idées qui s'actionne. Il va l'écrire son grand roman. Celui qui va faire rêver les foules. Il ne restera plus dans l'anonymat. Et partout dans le rue, on parlera de lui, les filles seront nues, elles se jetteront sur lui. Il faut qu'elle l'admire, qu'elle le tue, qu'elle s'arrache sa vertu!! Contre beaucoup de blé. Et tant pis si sa femme avoine..elle comprendra enfin qu'elle a épousé un génie!!!Ce week-end, la configuration est idéale. Personne à la maison. Le bonheur. Premier samedi du mois, il pourra toujours faire une pause..télé. Traîner en peignoir dans le couloir défraîchi. Même le chien ne sera pas là pour l'embêter. Cette satanée bête qu'il faut toujours nourrir et promener. Qui se colle à vous dans les moments de solitude. Je déteste qu'on se colle à moi...Grrr.... Gnarf-Gnarf s'installe à son bureau. Branche son ordinateur. Petit détour par Facebook.

Quelques mails. des admiratrices sûrement. Il prend son temps, perd son temps. Vagabonde...Allez, concentration. C'est parti. Les idées fusent. Gnarf-Gnarf est en verve..Littéraire. Il laisse jaillir les mots..Un coup raisonne au dessus de lui..Rrrrrrr...J'en étais où? Puis un deuxième...Rrrrrr....Et c'est la perçeuse. Un samedi!!! Qu'à cela ne tienne. Il prend son courage et un balai à deux mains. Et tape au plafond. Ils vont s'arrêter, ses branleurs qui vous empèchent d'écrire en rond. Jamais tranquille! Le silence revient. Ils ont peur, je le savais. Concentration..le chef d'oeuvre est en création. Faudra que je le fasse lire à Martine..Il l'aime bien, Martine. Pas aussi gironde que la Blanche-Neige et un peu moins futée. Justement, plus facile pour se la mettre dans la poche. Et puis Flunch, elle doit aimer Martine..Bon, j'y retourne. Et là la catastrophe, le Titanic, un tsunami. Tout l'appartement tremble, frémit. La perceuse lui arrache les tympans. Gnarf-Gnarf n'attend pas.

Monte quatre à quatre les 12 marches qui le séparent de l'étage supérieur. Et tambourine sur la porte..1 minute, 2 d'attente..Elle s'ouvre. Et là un malabar..Le nain hargneux ne se démonte pas :'Vous pouvez pas vous taire, je travaille, moi Monsieur". Le bricoleur sourit. "Peut-être mais moi aussi..Et si ça vous dérange, c'est la même chose.."Espèce de.."De quoi? lui balance le malabar qui oublie de sourire..Grrr.."Je le dirai au syndic.." lui assène Gnarf-Gnarf. "C'est ça". Et il reste comme un rond de flan devant la porte qui se referme sur sa superbe.."J'en ai marre de cet immeuble. Que des cons. Quand c'est pas la concierge qui épie tout ce que vous faites, ce sont les gamines qui font la fête à pas d'heure.."Ma vie est trop injuste...Gnarf-Gnarf file s'habiller..Et sort quelques secondes. Et son oeuvre impérissable qui l'attend. Quel gâchis.

Il fait bon, il flâne dans les rues. S'achète des fraises tagada. C'est doux comme l'enfance. Ca réchauffe le nain en manque de tendresse. Il retourne à son bureau. Rallume son ordinateur...Et c'est reparti pour l'écriture. Au dessus les coups redoublent. Mais lui n'y prête plus attention. De ses oreilles délicates sortent deux petites boules Quiès....Non, mais alors!!!

lundi 9 mars 2009

Gnarf-Gnarf a du mal avec les sangliers!

Gnarf-Gnarf ajuste son pantalon. "Qu'est- ce que t'as à me regarder comme ça, gros tas de graisse? ".Le garde-forestier est plié en deux. L'air hautain du nain dépoilé le fait bien rire. Le ridicule ne tue pas. Mais il ne rend pas plus fort. Surtout quand on est orgueilleux comme un Gnarf-Gnarf. Et cette greluche de Blanche Neige. Volatisée. Elle va me le payer, cette conne. Je l'emmène en ballade, 5 litres au cent la bagnole, un peu plus je la dépose au Flunch et elle ose disparaître. "Au lieu de me regarder bêtement, dites-moi si vous n'avez pas vu une jeune femme dans les parages.."Une mignonne brunette..si, si elle rentrait dans une grosse cylindrée conduite par une blondinet au cheveux longs. "Le fils du président?"..

Cette poufiasse est allée faire du stop après m'avoir allumé dans les fougères! Elle me le paiera. Dès ce soir, je la raye de mes contacts Facebook. Je la bloque même. Je pourrai plus voir son sale profil de petite peste. Et moi, elle m'emmerdera plus. Ca c'est une vengeance...Nom d'un Gnarf-Gnarf!! "Je ne me laisse pas faire. Moi monsieur"lance le nain Au garde-forestière..qui file dans les bois..se soulager. A pisser de rire ce gnome hargneux!!Gnarf-Gnarf ne va pas se laisser abattre pour autant. Trifouillis les Rombières, ça vaut le détour. Sûrement quelques spécialités locales à découvrir. Et à raconter. Et puis quelques photos à prendre. Il ne faut jamais perdre une occasion. La vie est courte. Saisissons-là à la volée. Gnarf a soudain l'esprit léger. Le coeur en fête. Au bout de ce chemin vert, peut-être une nouvelle rencontre. Un sourire. Un soleil. Une fleur. Et si Trifouillis les Rombières était le début. Le premier jour du reste de sa vie. Ce jour merveilleux. Blanche-Neige n'est plus qu'un lointain souvenir. Une infinie poussière dans son univers de géant. Il reprend sa voiture.

Entre dans le bourg. De prime abord..ce n'est pas la joie. Des magasins fermés. Ah, c'est lundi! Une piètre boulangerie encore ouverte, une église. Un square avec des arbres décharnés. Soudain une enseigne "Au sanglier fumant". Et cette bête soufflant de toutes ces narines au dessus du chaland appaté. Gnarf-Gnarf sort son portable. Clic-clac. Moment immortalisé. Son ventre se rappelle à son bon souvenir. Ca a l'air sympathique. A défaut d'une belle partie de jambe en l'air, on va s'en payer une tranche. L'aubergiste est aussi aimable que les agents de la sécurité du Stade de France. Qu'à cela ne tienne, quand l'appétit va, tout va. Ou tout se gâte. Car le sanglier n'est pas fumant mais agonisant. Et la tripaille qu'on sert à Gnarf-Gnarf semble avoir mariné depuis quelques jours.

Clic-clac. Là encore dans la boîte..on ne sait jamais: en cas de constat de décès, il y aura toujours une preuve! Ca passe mal. Gnarf-Gnarf met en action sa machoire mais sans résultat. Et évidemment aucun coup de fil d Blanche-Neige. Si, ça se trouve, elle se tape son surfeur dans un hôtel 3 étoiles. Comprend rien aux femmes, moi!! Il est temps de repartir. Après tout, c'est bien joli, la parenthèse enchantée mais des tonnes de dossier l'attendent. Il a un méga-projet à mettre en plan. Et la gloire n'attend pas. Demi-tour. Gnarf-Gnarf se cale au volant..Quelques kilomètres..Et là la douleur. Insoutenable. Le nain sent sa dernière heure venir. Le plat est bel et bien indigeste. Les sous-bois à l'horizon. Seule solution: s'arrêter. Quel cauchemar.Plus que quelques mètres.

Le nain s'éloigne de la route..Le pantalon Moogli Tigler bientôt sur les genoux..Ahhhhh!!! Un bruit...Le grincheux n'en mène pas large. Impossible de bouger. Il lève un oeil. Devant lui le garde-champètre...Hilare!!!

vendredi 6 mars 2009

Gnarf-Gnarf finit dans les sous-bois

Un Moogli Tigler, tout neuf. Gnarf-Gnarf a cassé sa tirelire. Sans compter le boxer en soie sauvage et les chaussettes en lin! Cela a été douloureux. Il se revoit encore fébrile sortir la carte bleue dans la boutique de quartier (ne jamais quitter le quartier..ailleurs, c'est l'enfer!). Elle chauffe, cette carte dans ses doigts boudinés. Il la tend, tremblant à la vendeuse. Jolie brunette..Hummm...elle m'a souri. Là? Non!!

C'est mon compte qui l'interesse, celle-là aussi..La facture est salée mais il est sûr qu'au final ce sera l'apothéose. Quelques billets pour le septième ciel. Tout beau, notre nain grincheux aujourd'hui. Il en chantonne sous la douche. C'est le grand jour. Il n'a pas tout compris mais Blanche-Neige est revenu dans sa vie. Il l'a joué finaude aussi. Distant mais pas trop. Présent juste ce qu'il faut. Et tellement de jolis mots. Le plus grand moment, la vidéo de l'Argentin blondisant.."Je serai toujours où tu seras". Son dernier tube. Elles craquent, les nanas. Impossible de faire autrement! Bon, Gnarf-Gnarf a dû s'y prendre discrétos. Les mails à 23H, même planqué dans son bureau..c'est pas top. La donzelle est du soir..Ca n'arrange pas du tout ses affaires. Mais quand on aime, on ne compte pas! Et finalement, ça paie.

Une journée entière avec la belle. Elle a accepté. Gnarf-Gnarf voit grand. Une ballade dans le sud de Paris. Quelque part à Trifouillis-les-Rombières. Quelques vestiges du 12ème. Il pourra peut-être même la culbuter dans un sous-bois. Ca lui évitera l'hôtel de famille. Et peut-être 50 euros supplémentaires à rembourser. Si, ça se trouve, elle aime chez Flunch. Y'a un sur la route. Juste avant les sous-bois. Quoique... s'envoyer en l'air le ventre trop plein, c'est pas bon pour le Gnarf-Gnarf. Va finir tout ballonner. Et le boxer en soie sauvage ne résistera peut-être pas au mauvais traitement infligé à l'abdomen du grincheux....Grrr....Sa voiture l'attend...Dans un parking à deux pâtés de maison de chez lui. Quand il faut transporter tout son matériel, c'est la galère...Un chauffeur, ça serait bien, non? Classe....Gnarf-Gnarf est d'humeur badine..
Blanche-Neige est au rendez-vous. Toujours aussi mimi. Toujours bise sonore...Les pensées du râleur vagabondent. Coup d'oeil rapide sur ses cuisses. C'est bien la voiture! Il commence à parler. De lui, de son dernier déplacement. Des contrats qui vont affluer, c'est sûr. Et puis il a pris le guide du routard. Et le Michelin. Et des cartes. Il va la ballader, la minette...Elle sourit gentiment. Pas vraiment bavarde quand même. "Ca vous dirait qu'on aille déjeuner chez Flunch"? Pas de réponse. Il la regarde..Oeil noir. "Vous n'avez pas une autre idée?"..Il se renfrogne...Regarde la route..Oups,camion à l'horizon. Coup de frein brusque. Blanche-Neige ne pipe mot.

"Et si je l'emmenais d'abord dans les sous-bois., elle changera peut-être d'avis. Après avoir goûté au fruit défendu. Et découvert la bête de sexe que je suis!! En plus, je me suis aspergé d'XS. Un tombe-les-filles.." Gnarf-Gnarf a le sourire en coin. Triffouillis-Les-Rombières se profile à l'horizon. Il a beaucoup parlé, le nain. Pas besoin d'auto-radio. "Il fait beau..Un détour par la forêt peut-être? "Blanche n'est pas vraiment pour. Mais décide de suivre le mouvement (en même temps dans la voiture, à la place du mort, elle n'a pas de solution). Les bois sont déserts. En cette journée frisquette de mars, ça craint un peu, la promenade. Gnarf-Gnarf tente une approche. Lui saisir la main. Elle ne se laisse pas faire. "Je vous vois venir, Monsieur Nain". "Mais tu ne vois pas ce désir fou qui monte en moi depuis quelques jours".."Si on trouvait un endroit à l'écart" lui rétorque la belle. Gnarf n'en revient pas. Blanche lui est offerte. Elle le prend par le bras.."Il y a une petite clairière là-bas". Quelques lapins effrayés par la venue des promeneurs s'enfuient à toute patte.."Tu as raison, Gnarf-Gnarf, tu es très beau avec ton nouveau costume, j'ai très envie de te voir sans.."Gloups, le nain devient tout rouge. Vif..."Si on s'installait par là.".Hummmmm...'Gnarf-Gnarf n'en peut plus...Le boxer en soie sauvage ne va pas résister!..Blanche semble bien légère. Insouciante..Elle lui prend les mains.."Je m'absente quelques instants, tu m'attends..Promis.commence à te mettre à l'aise.. "Gnarf-Gnarf est dans tous ses états. Il aperçoit une souche, s'en approche..Le Moogli Tigler commence à le démanger...Je déteste la forêt de toute façon. Et ce pollen.

Une fois terminée mon affaire, direction Paris. Ca m'évitera le Flunch et le reste. Cinq minutes d'attente.."Et si je tombais le costume"...Un bruit, elle revient..Le nain jubile.."Je suis là mon amour". Et soudain, devant les yeux ébahis de Gnarf-Gnarf, le garde forestier hilare. Le nain n'a pas eu le temps de remonter son pantalon!

Gnarf-Gnarf s'en va!

La banane. Le sourire jusqu'aux oreilles! Gnarf-Gnarf est métamorphosé. Aujourd'hui il part en DEPLACEMENT! Il ne sait pas toujours pourquoi il part sillonner la France. C'est son métier de la mort qui tue qui l'exige. Vendre sa sauce, son savoir-faire, son talent. Indéniables. Rendre les gens tout heureux par cette seule présence. Quel don du ciel quand même.

C'est déjà le pied mais pour Gnarf-Gnarf, le meilleur dans le déplacement, c'est d'être SEUL! Et tranquille. Quelques heures de train. Pas de chien, pas d'enfants, pas de femme. La liberté totale. Tout en restant connecté quand même. PC portable et blackberry. D'ici à qu'une ou deux belles lui fassent signe. Blanche-Neige est aux abonnés absents depuis deux jours. Petite conne, elle ne sait pas ce qu'elle perd. Mais peut-être que Martine, une fois qu'elle aura oublié ses conneries sur son blog reviendra vers le délicieux nain qu'il est. Sinon, elle ne sait pas ce qu'elle perd. Gnarf-Gnarf a l'esprit taquin. La dernière publicité Aubade s'affiche en 4 par 3 devant la fenètre de son appart bobo. Joli brin de fesse mais cher, très cher le brin de tissu!! Grrr...Le soleil n'est pas encore levé. Il se faufile dans les couloirs de l'appartement. Patte de velours.

Partir sans bruit..Vers la grande aventure..Les couloirs du métro sont glacés mais bientôt le confort du TGV. Quelques dossiers en attente. Et toujours cette inspiration qui ne le quitte pas. Le grand plaisir de sa vie. Ecrivain méconnu mais bientôt reconnu. C'est une question de quelques mois. A peine. Le ventre de Gnarf-Gnarf gronde. Bien joli de partir sans rien dire. Mais il n'a rien avalé ce matin. Et un nain colérique affamé en vaut au moins 2. Direction le mini-bar. Fermé. Agents de la SNCF de m......5 minutes de trajet et déjà l'horreur. Devrait vivre seul. Sur une île deserte. En autarcie. Ces connards de la fonction publique, je vais me les faire. Gnarf-Gnarf décide d'attendre. Porté par le roulis du train. Mini-jupe à l'horizon...Regard à 360°. Oeil de velours...Et crac..la tuile! Le torticoli. Avec l'âge Gnarf-Gnarf perd de sa souplesse et de sa superbe. Et les plaisirs visuels virent soudain au cauchemar. La douleur le lance. Insupportable. Maman, j'ai peur!!

Et pas une pharmacie à l'horizon évidemment. Crotte, ces beaux plans tombent à l'eau. Mais c'est pas possible. Sa vie est nulle, non? Même les croissants qui apparaissent enfin sous son nez (un quart d'heure d'attente!!) lui semblent bien ternes! Et le café fadasse. Pour 7 euros, c'est pas donné de remplir son estomac!! Gnarf-Gnarf retourne s'asseoir. Coup d'oeil rapide à Facebook. Pas l'ombre d'une trace de poke ou de petit coeur ce matin...Grrrr..Je m'en occuperai tout à l'heure...Il ouvre ses documents. Du taf en perspective.

Faut convaincre ces gros nazes de ploucs de pequenots de la France profonde. Et vendre encore et encore et encore. Il regarde le paysage défiler sous ses yeux... Tout à l'heure il ira au Campanile. Finalement parfois la vie c'est du bonheur!

Gnarf-Gnard a une idée!

Gnarf-Gnarf se gratte la tête. Deux heures de réflexion. Et ça ne vient pas. Zut, de zut, de recrotte. Je suis intelligent, pourtant! Dans son boulot à lui qui tue, il faut des idées à la seconde. Sinon, on est mort. De quoi faut-il parler aux autres pour leur plaire? De la pluie, du beau temps, des enfants, de la mode? De la politique? Ah, non, pas politique, c'est pas bon du tout. Ca! Pas consensuel du tout. Du sexe? Ah, oui, ça c'est bien, le sexe. Mais bon ils vont se lasser. Je l'ai déjà fait ça. Et pis, j'ai pas envie!

Grrrrrr.. Libido en berne. Encore la note de frais en travers de la gorge. La Blanche-Neige, elle peut repasser celle-là. Je lui ouvrirai pas la porte. De toute façon, elle est perdue d'avance, c'est une femme. Donc une hystérique, irresponsable. Elle me trimballe en haut de son Donjon Doré pour me laisser en plan. 300 euros, la facture. Ca fait cher, le râteau. Je devrai me convertir en vendeur de chez Casto. Ca rapporte plus que de partager son savoir-faire avec des bandes de nazes. Qui de toute façon ne reconnaitront pas mon immense génie!Gnarf-Gnarf se renfrogne. Derrière son ordinateur. Il jette un oeil sur son bureau. A la recherche de l'inspiration. Son oeil tombe sur une plante verte. Enfin plus verte du tout. Jaune. Complétement oubliée depuis un bon moment. Un reste de fleur desséché semble observer d'un oeil désespéré son propriétaire ingrat. Gnarf-Gnarf n'a pas la main verte.

Les humains, ça l'emmerde! Alors, les plantes vertes?!? Quoique les plantes vertes, ça cause pas au moins. Mieux que les femmes. Mouais mais il faut leur mettre de la musique...ça les stimule. Je t'en ferai, moi de la stimulation!! Finalement c'est aussi chiant qu'une femme.Il est toujours vide. Comme un épisode de Derrick sans fin. Gnarf-Gnarf a le poil aussi défraîchi qu'un berger allemand en fin de course. Il n'est toujours pas d'humeur. La matière grise inactive. Grrrrr...Bientôt les vacances, ça me gonfle encore. Puis faut que je change la direction de ma voiture. Sans parler de la tuyauterie défaillante.

La vie, c'est trop dure. Ma vie, c'est trop dur!! ..Et puis là, soudain, tout change. Etonnante mécanique du grincheux..Eureka..J'ai compris..Gnarf-Gnarf bombe le torse. Il pose ses marques.L'idée est là. Rien de mieux que de parler de soi!! Donc, je vais leur parler d'eux. A tous ces gens friands de connaissance...Et je vais leur dire qu'en étant eux, ils ne seront pas lui, ni elle. Les autres ploucs...Et qu'ils seront plus heureux. Un peu comme moi!!

jeudi 5 mars 2009

Gnarf-Gnarf a rencard!

Gnarf-Gnarf regarde son portefeuille nerveusement. Il l'avait presque oublié, celui-là. Mais là ,il le démange. Le nain ne va pas y couper. Va falloir sortir les billets. Blanche-Neige a accepté de déjeuner avec lui. Deux bons mois qu'il rame sur Facebook. Petits messages réguliers. Petites fleurs. Petits clins d'oeil. Elle aime les renoncules, la bougresse. Eh,bien ,l'envoi régulier de ces pétales virtuels ne provoquaient chez elle aucune réaction.

Passons à la chanson. Un bon vieux Joe Dassin des familles, ça doit faire son effet. Ou du Sinatra.Elles craquent toutes sur Frankie. Ca devrait marcher. Et puis, oui, j'aime la nature. Regarde mes dernières photos de vacances. Ces grands espaces. "Tu rêves d'ailleurs, ma belle". "Moi aussi". De toute façon, il faut toujours rêver, c'est bon pour la santé. Et pour mon fonds de commerce. Toujours des blaireaux pour y croire..Gnarf-Gnarf commençait à désespérer. Coriace, la Blanche-Neige. Pas née de la dernière pluie, ni de la blanche colombe. Et puis miracle. Le coup de grâce. Une phrase à tout changer. "Avec toi, je retrouve le sourire". Six mots de Gnarf-Gnarf qui ont fait fondre Blanche. Comme neige au soleil. Le nain avait peaufiné son plan. Il ne fallait pas grand'chose. Et là, rendez-vous est pris. "Je vais choisir de toute façon. Elle n'aura rien à dire. "..

Blanche est toute belle. Dans sa robe jaune. Gnarf-Gnarf a le coeur serré soudain. On dirait Maman. Gloups..mielleux, guimauve...Grrrrr...J'aime pas. Il se reprend. Sort son plus beau sourire dents blanches. "Bonjour. Ravie de vous rencontrer". La bise, peut-être. Pas farouche, la belle se fend d'un baiser sonore.."Le petit troquet du coin. Très sympa..et pas cher "Oups! Blanche n'en revient pas. Mais n'hésite pas. "Ah non, ce sera le "Donjon doré". C'est à deux pas"...Grrr...Le nain sue à grosses gouttes dans son costume. Le Moogli Tigler qui a séché depuis son escapade en vélib. Le portefeuille chauffe. Tout prèt de son coeur. Qui s'emballe. Quand il s'agit d'argent. Devant le menu, il ruisselle de plus en plus. Elle ne voit pas, les prix, cette grognasse. Une salade en entrée..De la truffe...Gloups..Et un petit chevreuil..Argghhhhhh..La calculette s'agite, les chiffres s'agglutinent devant les yeux de Gnarf-Gnarf. Il se replie sur un pavé de boeuf...Sans conviction...

Bon, Blanche-Neige est là quand même. Etalage de sciences. Son métier à lui qui tue. Cet homme qui s'est construit de ses blanches mains. Elle écoute, baille un peu. N'y croit pas. Sourit. Gnarf-Gnarf parle pour combler le vide. Son vide. La jeune femme a à peine le temps d'en placer une. Mais polie, elle écoute. Semble heureuse. Pour le nain, c'est dans la poche. Elle ne peut qu'être fascinée. Impossible autrement. Un tel parcours, une vie de baroudeur. Et puis la plume. Cette jolie plume qu'il agite sous son nez. "J'écris..j'écris sur tout. Sur moi. Surtout. Sur ma vie". Ah, Blanche-Neige vient de regarder l'heure.

Un rendez-vous urgent. Elle doit partir..Il voudrait lui prendre les mains, la retenir. Mais elle s'en va. Et Gnarf-Gnarf reste. Devant son plat à peine fini. Son addition l'attend. Grrr...Soyez bon et généreux avec les gonzesses. Et voila le résultat. La prochaine fois, je l'emmènerai même pas manger..Ah, parce qu'il y aura une prochaine fois...??!!!

mercredi 4 mars 2009

Gnarf-Gnarf, roi de la pédale

Aujourd'hui, Gnarf-Gnarf se sent pousser des ailes. Il fait beau, les bourgeons bourgonnent, les jupes vont commencer à raccourcir. Ca sent le printemps. Le pollen aussi. Et l'éternuement qui guette. Son nez pique. Grrr...Je me ferai une tisane tout à l'heure. Dans ma petite kitchinette toute mignonne que j'ai aménagé dans mon petit bureau à moi que j'ai. Je suis mon patron. Personne m'emmerde. Et si je laisse la porte des toilettes ouverte..Personne pour gueuler.

Quelle liberté!! Ah..je vis!!!!! Le soleil brille..Et c'est décidé, je prends un vélib. Le truc méga-cool quand on est un nain bobo. Au passage, je materais les quelques gonzesses affriolantes du quartier. Peinard. De la guimauve..Une vie rêvée. Gnarf-Gnarf est levé depuis deux heures. Et pas de grosse raison de se mettre en colère. C'est un jour rose. D'un bon pas, il descend les escaliers. Pas d'ascenseur aujourd'hui. Le pot-au-feu de la veille lui est resté sur l'estomac. Ca fait des bourrelets. Pas beau. "Je vais devoir restreindre l'alcool". Et cette grognasse qui s'est radinée l'autre soir avec sa bouteille de champagne pour fêter son contrat que je toucherai même pas un demi- centime ou alors dans 6 mois quand ils voudront bien débloquer les fonds. Y'en a qui se croient permis d'entrer dans mon antre sans frapper. Aucun savoir-vivre...Grrr...Surtout qu'il y avait des olives vertes avec. Je les déteste. Les pires pour faire monter votre taux de cholestérol en flèche. Aïe...Les idées noires s'installent. Gnarf-gnarf va s'emballer. Direction la borne Vélib.

Et là..Grrr, un seul de disponible. Dans un état que même sa mère ne reconnaîtrait pas. Va falloir marcher à la prochaine. Parisiens de merde. Jamais capables de respecter le matériel. Je les préfère en journal. Surtout pour les piétiner sans les jeter dans la poubelle. Enfin le Graal..Le vélo en bon état! C'est parti pour la ballade. Rendez-vous dans deux pâtés de maison. Ca fait des petits coups de pédale. Mais Gnarf-Gnarf est motivé. Jusqu'au prochain feu rouge. Queue de poisson d'un taxi bleu..Grrr!!!! L'insulte fuse. Le nain descend de son vélo. Prêt à en découdre. "Espèce.., gros..., pauvre..."(Attention grand jeu concours, si vous trouvez les trois mots orduriers qui se cachent derrière les petits points, vous gagnez...ma reconnaissance éternelle!) T'as vu ma tête de Gnarf-Gnarf. Le chauffeur lui rit au nez et repart.

Le nain se renfrogne, enfourche son fidèle destrier. Et repart à l'aventure. Jusqu'au prochain bus. Impossible de passer, à droite, à gauche. Pot d'échappement directement dans les narines de Gnarf-Gnarf. Trop dure la vie. La quinte de toux le guette, le gagne. Il va mourir, c'est sûr, il n'en peut plus. La place du Chatelet se profile à l'horizon. Ligne d'arrivée éphèmere. Et là, l'apocalypse. Le truc que cette niaise de Madame Météo n'avait pas prévu. L'averse brutale.Juste au dessus de la place! De l'autre côté de la Seine, les ploucs sont au sec. Mais lui Gnarf-Gnarf, il ne voit plus goutte. Son costume est bon à essorer. Un Moogli Tigler: quand même. 200 euros en solde! C'est la fin. Il lâche son vélo. Et court se réfugier dans un café. Pire qu'un lapin pris dans les phares d'une voiture. Il est 10H et le nain a loupé sa journée. Il s'assoit. Trempé. "Un café, s'il vous plaît". Le rendez-vous c'est dans une demi-heure. Le temps de se sécher. Un peu...Gnarf-Gnarf fulmine, devient rouge. Puis se détend.Jolie fille dans l'angle droit...Miam...L'addition arrive: 3 euros 50, ce café!!! La cerise sur le gâteau. Personne ne m'aime dans ce monde de brutes. Je hais Delanoé et ses vélibs. Et pourtant je vote à gauche. Quand je serai grand, j'aurai une limousine. Na!!

mardi 3 mars 2009

Les aventures de Gnarf-Gnarf au pays de Facebook

Gnarf-Gnarg jubile ce matin. Si, si, voyez ce petit pompon rouge qui s'agite. Juste derrière l'ordinateur. Un peu plus et on verrait un halo de lumière. Une auréole de plaisir! Blanche-Neige l'a poké. La Blanche qui a échappé à la méchante sorcière et qui vient de brancher son joli Iphone tout neuf. Alice est partie acheter une nouvelle montre à Lapin.
Autant en profiter pour remonter son tableau de chasse. Petit poke, petit coucou, petit doigt sur l'épaule. Doigt dans l'oeil de cette illusion virtuelle. C'est si bon...Gnarf-Gnarf a presque le sourire. Ca partait mal. Enième relance de son banquier. Le vilain, gros méchant qui veut pas lui prêter des sous-sous à lui, le génie des affaires. Gloups! Ca passait pas ce matin. Je m'en vais lui faire une lettre de 4 pages de long au moins. Et pis, je vais me fendre d'un petit statut bien senti. Le banquier, ça fait vendre en ces temps de crise. C'est caca boudin. Tous pourris. "Gnarf-Gnarf va régler son compte à son banquier" Ca va en faire rire quelques-uns. Ou plutôt quelques-unes. Gnarf-Gnarf va gagner quelques degrés sur l'échelle de reconnaissance FB. Il le sent.

Le banquier au pilori, Blanche-Neige, c'est dans la poche! Elle va bientôt croquer la pomme, la gonzesse. Sur Facebook, il est tout beau, le roi des nains. Parce qu'il sait bien tourner la langue française. Il vous la déforme. Avec deux doigts de subtilité. "Ouh,là; là, qu'est ce que t'es drôle ce matin, Gnarf-Gnarf". "T'es trop top"."Comment tu fais?""Ah, t'as un cerveau! C'est bien ça". Les commentaires se multiplient. Faut dire qu'il a tout fait pour, le Gnarf-Gnarf. Facebook, c'est cool.

On envoie des fleurs et des cadeaux. Pour rien du tout. Ca coûte pas cher, l'intérêt des autres. Dans la vraie vie, on peut pas se servir de tickets resto tous les jours. Grrr...Zut, ça lui fait penser à son banquier à Gnarf-Gnarf. Va encore falloir serrer la ceinture. Gnarf-Gnarf n'est pas d'humeur. Vient de renverser son café sur sa chemise toute propre. Achetée en solde chez le commerçant du coin. Qui, comme il refaisait sa façade, à brader le dernier modèle exposé aux poussières ambiantes! Il l'enlève nerveusement. La femme de ménage s'en chargera. Faudrait que je la paye moins cher, celle-là, elle sait pas repasser! Blanche-Neige, on verra plus tard. Elle peut bien attendre un peu. Elle aussi. Une nana, faut que ça mijote, comme les bons petits plats. Surtout sur canapé. Candy pas candide!

Gnarf-Gnarf a un vrai boulot. Qui tue sa race. Il doit assurer. Mais Facebook l'attire irrésistiblement. Il est partout. Même sur son portable dernier cri. No..kia ne passera pas par moi!!!! Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire pour faire rire? Encore et toujours. Tiens, les vendeurs de bagnoles, je les aime pas. Eux aussi. Je les enverrai bien au goulag, avec les banquiers. Ils ont voulu me refourguer un modèle de seconde zone l'autre fois. Zont pas regarder le standing de Monsieur Nain. "Je ne leur donnerai pas les clefs de l'auto". Ca sonne bien , ça comme titre. Gnarf-Gnarf tape frénétiquement sur son clavier. L'inspiration vient. Oui, oui!!! Pas la peine de se gratter la tête ni le cortex. Ca bout, ça fulmine. La colère monte. Ah, c'est trop bon..L'extase.. Une seconde et demie. Pas plus...

Mouais, une heure de perdue encore! Quand même...Tiens, une petite rose à Blanche-Neige..Elle va penser à moi, la croqueuse de pommes. Zut, faut que je file à mon rendez-vous. Blackberry toujours dans la poche. On ne déconnecte pas. Gnarf-Gnarf n'a grogné que 5 fois en une heure, il est sur la bonne voie...

lundi 2 mars 2009

Gnarf-Gnarf



Gnarg-gnarf a tout ce qu'il faut pour plaire. De prime abord. Un boulot. Un boulot à lui tout seul qu'il a. Fabriqué de ses petites mains. Parce que Gnarf-gnarf n'aime pas qu'on lui dicte sa loi. "Ah, non mais. Moi je suis grand. Et je me dirige tout seul. Avec mes petits pieds". Il a une belle maison. Dans un beau quartier. Toujours bobo.

Il a une belle voiture. Ca fait vroum. Ca fait grand. Gnarf-gnarf se déplace à travers le monde. Appareil photo en bandoulière. Pour saisir l'instantané. Le détail qui tue. Pas l'âme humaine. Trop difficile. Mais le petit truc qui tue. Et qui va lui pourrir sa petite vie à Gnarf-Gnarf. Car tout est fait pour l'embèter, c'est pas possible! Ces gamins mal élevés, ces journalistes à deux balles et les files d'attente à la caisse des supermarchés. Rien ne tourne rond. Gnarf-Gnarf est au centre de cet univers. Son univers si petit. Il y a du monde autour. Mais il ne voit pas ces autres. Trop occuper à grogner. Enfin, si, un peu... quand même car ce nain a une passion: enseigner ou plutôt donner des leçons. Il en a appris des choses dans ses gros bouquins. Il fouille Wikipédia, Google. Petit rat d'ordinateur pressé. Gnarf-Gnarf a tout ce qu'il faut en matière de nouvelles techno: pc dernier cri et portable d'enfer. Pour se connecter à quoi? A des gens? Ah, bon?

Gnarf-gnarf comble le vide. Comme il peut. Avec du vent. Mais sans son coeur. Il l'a oublié.Quelque part entre la cuisine et le canapé du salon. Entre son bureau et son appart. Et il se replie. Dans son costume étriqué. Sans bouton pression. Sans pression tout court. L'enfer, c'est les autres!Plus il grandit, plus il devient petit, Gnarf-Gnarf. Un jour, on ne le verra plus derrière son ordi. Trop grand pour lui. Petit prof grincheux...Il n'apprend rien de la vie. Mais un jour la vie lui apprendra que l'on avance en étant vrai. Et que l'enfer, ce n'est pas les autres mais soi-même si on n'y prend pas garde. Gnarf-Gnarf n'est pas au bout de ses peines!

Je me mets au vert!

Mon année sera verte. C'est un fait. Pas la peine de regarder dans les astres,ni la sphère terrestre. C'est acté. Aide-toi,le ciel t'aidera. Depuis un petit moment, j'ai des envies de bouger, elles se concrétisent.

Par un heureux hasard, une émission se crée sur BFM, une autre se transforme. Et me voilà aux commandes de Green Business, l'émission 100% Développement durable. Le sujet me passionne pour de multiples raisons. Voir comment l'homme se prend en main pour sauver la planète. Comme toujours, c'est quand la catastrophe est imminente que les idées fusent. Que le passage à niveau est changé quand trois personnes s'y sont tuées ou que l'immeuble est refait quand les canalisations fuient de partout. Le mot "développement durable "a 20 bonnes années, si ce n'est pas 30 mais c'est maintenant qu'il est à la "mode". Les ONG avaient agité le chiffon rouge, les gouvernements se sont emparés de la question sans grande réussite avant que les entreprises ne pratiquent leurs propres politiques.

Pas toujours par bonté d'âme, il faut être clair. Et séparer le bon grain de l'ivraie. Attention au greenwash. Jolie expression pour dire que l'on nettoie vert en extérieur mais qu'il faut aussi regarder un peu plus loin. Maison, informatique, voiture, tout y passe. Les sujets sont vastes. Et je ne manque pas de matière.Passionnée d'Afrique, je regarde le continent changer.Les 4X4 fleurir et le béton empièter sur la mer. La croissance sans penser aux conséquences.Et comment leur dire,nous Occidentaux d'arrêter quand on a atteint de tels extrèmes! Pas peu fière là d'être Européenne, nous avons une longueur d'avance sur nos voisins américains! Vous voyez, il y a du pain sur la planche. Les initiatives à petite échelle feront-elles bouger le monde? Le capitalisme nous a-t -il tués? Sommes nous assez responsables pour sauver nos enfants? Autant de questions sous-jacentes à ce vaste sujet du développement durable.

Green Business, l'émission de BFM se concentre sur les entreprises qui agissent au quotidien.Petites gouttes pour un plus grand océan. Il faut l'espèrer. J'en suis toute verte de bonheur. Ca ne se dit pas. Mais en tous cas, ça me porte bonheur. Et je suis ravie de vous raconter tout cela chaque week-end.