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C'est le nouveau blog de Nathalie Croisé...Sur ma route,la vie...La découverte que le bonheur est en soi..depuis, je fais mon chemin..

mardi 14 octobre 2008

Grosses vérités

Me voilà un peu réconciliée avec Facebook. Une soirée sympathique m'a rabibochée avec cet outil de communication aux frontières du réel.20H lundi soir. 5 "friends" ont rendez-vous devant le "Lieu", théâtre de poche dans le 9ème arrondissement de Paris. La pièce: "Dans la peau d'une grosse".

Mouiais, le titre a de quoi effrayer...Sur l'affiche, un jeune homme la bouche ouverte et l'air un peu allumé....Allons-y..Déjà, on est entre "copines", ça s'annonce bien.


Durant une heure, Stéphane Navarro...un homme..endosse donc la peau d'une grosse. Un mauvais sort jeté à un goujat peu scrupuleux à l'égard de la gente féminine un brin enveloppé. C'est parfois un peu lourd (hi,hi), inégal. Il y a des moments où j'ai un peu déconnecté....et d'autres empreints d'une belle vérité. Et ça, on le doit à une femme (si,si!). Une bloggueuse dont les textes ont été adaptés, Caroline Desages.

Cette grosse, c'est un peu nous toutes. Allez, ne dites pas le contraire, les filles! On a toutes des regards déçues dans le miroir, des expériences douloureuses avec une balance (quand, en plus elle est du fameux signe!?!), des envies de rentrer dans du 34. Certaines perdraient un os pour être encore plus fine (c'est tout à fait mon cas par exemple:-)On a beau nous vanter les rondeurs et leurs charmes, les nôtres ne sont jamais séduisantes. Et rien de plus vrai que cette femme en quète permanente d'amour. Et ça chouine, et ça pleurniche (mais, non, je ne suis pas comme ça!). Au moindre haussement de sourcil de son conjoint-pourtant amoureux-c'est la fontaine ou les jérémiades. Too much sûrement mais parfois, ça vise juste.

Il faut saluer la performance de Stéphane Navarro...Une heure à se dépenser (la scène de la piscine vaut son pesant de cacahouètes et de Nutella..clin d'oeil!). C'est certain, il n'a pas grossi à la fin du spectacle. L'homme est sympathique et sa grosse nous fait sourire. Entre filles.Blonde, brune, rousse, le panel était au complet hier soir. Vous ne savez pas ce que vous avez loupé les mecs! Alors un grand merci à Stéphanie à l'initiative de cette soirée.. et aux autres, Véronique, Cécile et Hélène! Quand le virtuel devient un réel aussi agréable, j'en redemande

lundi 13 octobre 2008

Parlez-moi d'amour...sous la pluie!

On dit qu'après la pluie vient le beau temps. C'est un peu en résumé la philosophie de "Parlez-moi de la pluie". Voilà un film que j'avais envie de voir sans en avoir envie. Je suis, en général, séduite par le couple Bacri-Jaoui et l'arrivée du trublion Debbouze est alléchante. En même temps, est-ce que cela ne va être trop convenu?

Il y a des personnages, c'est indéniable. Mais y-a-t -il une histoire? Alors, je l'avoue, ça commence mal. Le réalisateur de documentaire en mal de talent, le cameraman sans entrain et l'écrivaine féministe à succès qui vire politicienne. Tout ça pour une "biographie audiovisuelle" qui s'annonce un peu fouillis..Je commence presque à avoir envie de regarder l'heure. Comme quand on a très envie de faire l'amour avec quelqu'un et qu'on se met à bailler. Le cauchemar!Mais comme dans un puzzle, les destinées s'entremèlent.

Et progressivement le trio prend corps. Jusqu'à se perdre ensemble sur les hauteurs (physiquement pas intellectuellement!). Bacri n'est pas aussi bougon que d'habitude, plutôt tendre, Jaoui un peu moins revancharde et plus fragile qu'elle ne le montre et Debbouze tout en finesse. Il y a des histoirs d'amour qui finissent, d'autres qui renaissent et certaines qui n'ont pas éclos.


Il y a des faiblesses cachées..dans une église, Bacri n'ose pas avouer à son copain qu'il se fait payer pour filmer un baptème. Il y a des fourmis observées à la loupe. Et des photos troublantes. C'est parfois absurbe..des noyaux avalés de travers ou des moutons sèment le trouble..mais c'est la vie. Des femmes fragiles qui prennent des décisions courageuses et des femmes fortes qui flanchent, ça aussi on connaît..Et pourtant..Des blessures de grands et des blessures d'enfance si familières et pourtant là encore...

Par petites touches, ce film m'a prise par la main et m'a emmenée. Et je suis sortie de là avec une envie forte..Très forte..d'aimer...Même sous la pluie!

L'objet de mes désirs

Je ne suis pas très fétichiste..des objets!! Mais c'est étonnant de constater à quel point certains d'entre eux peuvent prendre une place de choix dans notre vie. Au point de porter en eux la trace de celui ou celle qui vous les ont offerts.


J'ai, par exemple, un curieux travers: perdre assez souvent un cadeau fait par ma mère (alors que d'ordinaire, je ne suis pas tête en l'air!). Acte donc pas si manqué que cela qui traduit sûrement un besoin de me débarrasser d'un passé un peu lourd. L'objet en question part avec!


Il y a les livres aussi..que je feuillette à nouveau avec plaisir. Au point de revoir l'image d'un être aimé ou d'un ami. Il devient plus présent parfois qu'il n'était. J'aurais aimé être bibliothécaire (il n'est pas trop tard!)..ce n'est pas un hasard. Les livres ont une vie. Ils sont liés à ceux qui vous entourent. C'est un cadeau précieux.


Et puis il y a ces petits objets que l'on renvoie parfois aux destinataires. Une page tournée. Et étrangement, on se sent léger. Comme si cette toute petite chose transportait en elle nos attentes, nos doutes, nos faiblesses et notre tendresse. Il suffit parfois de peu pour renaître de ses cendres...Un tout petit objet comme un tout petit écrin qui repart à la mer...

dimanche 12 octobre 2008

Book ta face..mais pas trop!

Il y a mon blog mais il y a aussi Facebook et aujourd'hui, ce réseau social me séduit moins:



Wouah, super, Robert m'invite à son anniversaire...m'enfin, la carte impersonnelle aux 1300 zamis FB, c'est pas top!?!Quelle saleté, cette Muguette, elle a fait un méga brunch pique-nique et je ne suis pas sur la liste VIP!?! Bizarre, Anatole a écrit: "je me croise les bras" sur son statut, tu crois que c'est un message codé?!?

Timbré cet Albert Muda..il ne me connait plus et , 15 jours après, me demande d'être son petit copain sur une application "rencontrer l'âme soeur en 12 secondes montre en main"Gonflée, la Pomponette, j'attends une réponse pour un déj et pendant ce temps-là elle drague notre ami commun?!?


Voici en vrac quelques exemples (réels, imaginaires?!?) de ce que nous réservent Facebook et autre réseau social. J'avoue, sans détour, m'y être plongée avec un grand plaisir.J'ai retrouvé des amis, j'ai crée des liens bien réels...et j'y ai trouvé un grand plaisir (peut-être vous aussi?!?): écrire des notes, des articles sur l'actualité mais aussi mon humeur.


Cela va faire un an que je file un amour presque parfait avec Facebook mais là, soudain, je me lasse...
Parce que l'outil est beau et dangereux. Dangereusement intrusif. Il nous permet notamment de savoir qui est connecté. Et si le ou la connecté (e) en question ne vous répond pas en temps réel et que vous virez parano, le pire peut arriver. Comble de l'horreur: quand vous ne voulez plus entendre parler de quelqu'un!! Heureusement, il reste encore des paramètres qui vous sauvent la mise! Et la vie!


J'envoie avec grand plaisir des fleurs et des messages. Je suis ravie de suivre le parcours de certains, loin géographiquement ou pour des raisons indépendantes de leur volonté! Mais le virtuel a ses limites. Et quand il devient un mode de vie, ça m'agace!



J'aime vous retrouver, vous qui me lisez, qui me suivez..mais je pense qu'il va falloir que je me modère. Que je me préserve davantage. Facebook est aussi un jeu. Et certains en usent et en abusent. Il y a des grands pros du réseautage...ils ont l'outil bien en main.Vitrine parfaite de ce que l'on veut montrer. Instantané qui ne reflète plus deux heures après votre état d'esprit réel. Vous me direz, fais de cette page ce que tu veux en faire. Bien sûr! C'est un fait, Facebook peut virer rapidement à la drogue. Et les effets sont néfastes. Miroir, mon beau miroir, suis-je assez beau ou belle aujourd'hui?!? Pas toujours.


Et surtout il ne faut pas attendre davantage du regard des autres. Donner à voir, c'est prèter le flanc aussi aux critiques et aux remarques malveillantes...Donc, FB, oui, mais peut-être pas pour toute la vie!

samedi 11 octobre 2008

Grand Jeu portrait

Une fois n'est pas coutume, je vais vous soumettre à un petit jeu...Prenez votre plume et dressez-moi le portrait d'une personne proche de vous ou votre portrait.

Celui qui me touchera le plus aura toute ma reconnaissance mais aussi le grand plaisir d'aller faire un tour au Musée Jacquemart André (en ma compagnie s'il le souhaite) pour l'exposition

Antoon Van Dyck, grand maître du portrait (mais sur toile). Avec vous, ce sera sur Internet. Une dizaine de lignes suffira..l'essentiel est d'être pertinent et incisif...



Pour vous mettre en haleine, un avant-goût!"En rassemblant les toiles les plus marquantes des grands musées européens et américains, cette exposition met à l'honneur un peintre auquel les musées français n'ont jamais consacré d'exposition à caractère monographique.Elève de Rubens et inspiré par l'école italienne, il nous offre une superbe galerie des grandes figures de l'Europe de son temps et plus particulièrement de l'Angleterre des Stuart.Source : http://www.musee-jacquemart-andre.com/"



Ce n'est pas très africain tout ça mais c'est de la culture. Et le portrait est l'un des plus jolis exercices qui soient. Alors, à Bientôt



Fin du grand jeu concours le 31 octobre 2008

vendredi 10 octobre 2008

Faut-il krach..er?

Curieux métier que celui de journaliste. C'est le mien. Je le fais par passion. Passion d'apprendre et de donner à comprendre. Plus ça va, plus c'est difficile à faire. D'abord parce qu'il y a l'urgence. Donner l'info, à tout prix, tout de suite. Pour être les premiers!! Après, c'est aux auditeurs ou téléspectateurs de faire le tri. Dangereux!

Ensuite, parce que l'amour de l'art se perd. Le journalisme n'est plus ce qu'il était. Il y a Internet et les citoyens ne vont pas toujours chercher les médias pour s'informer. Ils nous aiment et nous détestent. Quand je dis que je suis journaliste, je vois parfois les yeux qui pétillent (et pas seulement à cause de mon physique avantageux!) mais très vite, les critiques surgissent.

Vous avez vu un tel et un tel?! On nous raconte n'importe quoi?!? Et vos connivences à deux balles! Pas facile après de se dire que l'on fait son travail honnètement. Et puis soyons francs, aussi cultivés soit-on (!), on ne connait pas tout. Et pourtant, ils sont nombreux les journalistes (et souvent les petits morveux) à se croire sortis de la cuisse de Jupiter (non, ce n'est pas seulement un film avec Annie Girardot et Philippe Noiret!). Et quand ça ne sait pas, ça fait semblant en reprenant des phrases lénifiantes de grands pontes. Comme si les grands pontes savaient tout. Combien nous avaient prédit la chute du Mur de Berlin ou un 11 septembre?!

La crise que nous traversons en est une illustration parfaite. Depuis quelques jours, on n'a jamais autant parlé bourse (et pas seulement dans l'intimité!). Dans tous les médias. Des ouvertures aux 20H sur les marchés affolés et les traders en nage! Et on nous parle de crise. A répétition. Le mot circule partout! Et que doit-on faire de son argent? Quel avenir?


Je baigne, là dedans toute la journée. Les mouvements sur les marchés financiers sont impressionnants. Parfois des vagues de panique qui, en une demi-heure font dégringoler les cours! Et les gouvernements n'y peuvent rien..Où est la part de rationnel, où est la peur ou est la part d'intox?!? Difficile et curieux métier qui fait que l'on peut faire croire que les rues de Paris sont des coupes-gorges et que la sécurité est la priorité nationale!

Ah si seulement on pouvait prendre plus de recul. Je ne minimise pas ce que nous traversons. Nous payons les pots cassés d'établissements financiers peu scrupuleux. Tout s'emballe...Peut-être qu'en relativisant un peu...!?!La crise d'hier est la blague de demain, nous disait Herbert George Wells.

jeudi 9 octobre 2008

Dans la peau de W

Quand je vois que le système financier tout entier capote pour des actifs pourris de banques américaines peu scrupuleuses, j'ai envie de mordre. Ou me me dire que personne n'a la réponse! Aussi intouchable, veut-il paraître.

Le fameux axe du Bien et du mal, mon oeil! C'est un peu ma conclusion après avoir regardé le docu-fiction de Karl Zéro et Michel Royer. Being W. W pour Walker. George W Bush.Rarement président aura été autant décrié..

Il y avait Ford qui ne pouvait mâcher un chewing-gum et descendre d'un avion en même temps..Gamelle assurée! Il y a une gamelle bien plus lourde de conséquences, celle de Bush en IrakCette fausse autobiographie n'innove pas. Un faux George commente sa vie avec un fort accent texan. Pas de révélation croustillante mais une succession d'images plus que troublantes sur ce personnage qui, à nos yeux de français, passe pour un bel olibrius!On avait Chirac, ses vaches et ses" go back to my plane", on a Sarkozy moins lunettes de soleil et yacht qu'avant mais toujours omniprésent. Et il y a George..Sauf tout le respect que l'on doit aux deux premiers (sans commentaire...), ce sont bien les décisions du 3ème qui mène le monde.


On revoit Dominique de Villepin disant "la guerre, c'est pas bien". Réponse américain "Bullshit".Alors il y a de chouettes trouvailles dans ce faux documentaire comme George qui nous avoue sans détour ne pas être idiot mais se faire passer pour. Plus facile quand on a des choix délicats à défendre! Et pas faux?!?.

Et ce sont des clins d'oeil, des private jokes (blagues privées en français), un Poutine hilare...



Il y a la fameuse scène du 11 septembre: George Bush dans une classe, l'oeil hagard quand on lui annonce que l'Amérique est attaquée.On se demande si la connexion s'est effectuée! Puis quelques mois plus tard, à un Congrès, il raconte ses impressions: comment il a vu en direct le premier avion percuter une des tours! Les images du premier impact ne nous sont parvenus que quelques heures après les attentats! Refaisons l'histoire! Conclusion du président: le 11 septembre a été un jour intéressant. Un sens du raccourci saisissant! Et ce Noel 2001 où il déclare sans se démonter que cette année a été formidable pour lui et son épouse Laura..Les bras m'en tombent!

Sur les ruines fumantes du World Trade Center, il promet de poursuivre sans relâche les coupables. Les bras levés et un sourire de vainqueur d'un championnat de base-ball au coin des lèvres. Sur un terrain de golf: rebelote. "Je vais les détruire" puis il se détourne en lançant aux journalistes "regardez un peu mon drive". Un show ou une mauvaise sitcom! Et cette omniprésence de Dieu, ce combat de "croisé" (!) contre l'ennemi..tout ce que je déteste. Qui peut se permettre de dire qu'il détient la vérité?



Etonnant, notre monde qui confie son destin à des hommes si banals! C'est un constat mais ça fait froid dans le dos.Rien donc d'original mais une piqûre de rappel nécessaire à l'approche des élections du 4 novembre. Son successeur aura du boulot et, je l'espère, une autre classe. N'en déplaise à ceux qui en ont marre des Etats-Unis, ce qui se passe chez eux nous concerne aussi souvent beaucoup. Suffit de voir comment la crise se propage!

Bon je vais me taire et finir par ce proverbe texan: "Les mauvaises langues, c'est comme la fiente de pigeon, ça se balaie d'un revers de main!" George Bush fait très bien le ménage!!

mercredi 8 octobre 2008

Quand les bourses s'effondrent, le moral ne remonte pas!

Il y a eu le 11 septembre, y aura-t-il le 8 octobre? L'ébullition est grande...les bourses dégringolent et rien ne semble pouvoir arrèter cette course folle. Du jamais vu depuis 21 ans à Tokyo. L'indice Nikkei perd près de 10%. Rien ne va plus à Moscou...Séances interrompues..On va finir par noyer notre chagrin dans la vodka!

Les marchés européens sont tout moroses. Ca chute, ça chute...Ca crise chez les investisseurs. Mais où allons-nous? Car l'avenir est sombre. Des perspectives de croissance dégradées. Et quand le patron de la réserve fédérale américaine Ben Bernanke affiche un visage inquiet, c'est tout le système financier qui est au bord de l'apoplexie.

Dans nos bureaux l'autre jour, on nous a appris à réagir en cas d'attaque cardiaque. Les massages n'ont plus de secret pour moi. On pourrait bien en avoir besoin!


En ce mercredi noir, la Grande Bretagne joue les chevaliers blancs. Elle vient d'annoncer un plan massif de soutien à son secteur bancaire. Une nationalisation partielle des plus grandes banques du pays. Et voilà, les temps sont mauvais, on a besoin à nouveau de l'Etat.En France, jusqu'ici tout va bien. Le système bancaire est sain. Tout le monde le répète. Enfin certains commencent à se demander s'ils ne feraient pas mieux de retirer leurs petites économies. Les mettre bien au chaud dans des bas de laine.

C'est le boom des coffres-forts. Non, je ne rigole pas. Les achats se multiplient. Rien de tel pour rassurer...On peut cacher les billets dans la doublure de son manteau aussi!Donc tout va bien mais Nicolas Sarkozy s'agite et pas seulement en coulisses. Un plan européen, ce serait parfait. Mais bon, marcher main dans la main, ça n'a jamais été notre tasse de thé! Gordon Brown le premier ministre britannique nous aime pourtant beaucoup tout à coup. Il invite les pays de l'Union Européenne à se serrer les coudes.A l'assemblée, c'est François Fillon qui mobilise les troupes. Grand débat cette après-midi. Il ne se passe rien mais on injecte 22 milliards pour aider au financement des PME. Argent disponible en deux semaines...ça, c'est efficace! Et Christine Lagarde ne nous laissera pas tomber!

Bref, impossible de ne pas dire qu'il y a urgence. Ca sent le feu dans la maison...A ce rythme à la fin de l'année, il nous reste 2 banques et un magasin général pour faire nos petites courses. Ah, l'ironie de l'histoire, là encore. Réveille-toi, Vladimir, ils sont devenus fous!?!

mardi 7 octobre 2008

Coup de griffe



Dès qu'un ami, une personne de mon entourage me recommande une lecture ou un film, je suis à la fois impatiente et un peu angoissée. Vais-je aimer?

C'était le cas avec "Montecore, un tigre unique" de Jonas Hassen Khemiri.Les Editions? "Le serpent à plumes"Bref, ça promet.

Cécile, une camarade blogueuse ( http://ceciledequoide9.blogspot.com/) a été emballée. Au point de nous donner envie de tourner les pages de ce roman. Curieuse comme je suis et plutôt ouverte d'esprit, j'y suis allée. D'abord dans une librairie (étape essentielle).Puis les bras ouverts (Enfin, pas totalement car pour tenir un livre, surtout dans le métro, c'est périlleux!).


Je suis avide...Enfin, la Découverte!


Comment dire? Je me retrouve face à un OVNI:l'histoire d'un Tunisien parti vivre par amour en Suède. Rien d'original si l'on résume. En fait, c'est son fils qui raconte son histoire aidé en cela par le meilleur ami de son père. Les échanges entre les deux hommes sont d'ailleurs assez croustillants. On sent le vécu dans tout ça...Mais avant tout, c'est l'écriture qui porte ce livre. Cette biographie singulière.




Khemiri a inventé un langage bien à lui. Une traduction originale du suédois faite de néologismes et de formules étonnantes. Poétiques parfois..Mais mon esprit se perd dans le foisonnement de ses mots. Une rhétorique très forte. Trop pour moi...le flot emporte les émotions. Et je me laisse distancer. Et me voilà soudain détachée du récit de ce fils et de ses rapports douloureux avec son père. La dimension sociologique, le racisme de la société suédoise ne me touchent pas. Je reste froide comme un joueur de tennis-suédois-impassible en fond de court!




Les "papas et les mamans' dans un enchevétrement de sensations ne résonnent plus en moi. L'amour qui se délite, le père que l'on ne comprend plus, ces images s'éloignent. Mais que m'arrive-t-il?




Le propre d'un grand livre, c'est aussi de ne pas faire l'unanimité.Non? Khemiri a du talent mais je reste en retrait. Il y a de beaux moments dans ce Tigre. Mais j'ai des instants de flottement. C'est un animal étrange. Caressant et griffeur. J'ai accepté certaines caresses, mais j'ai envie de donner quelques coups de pattes!



Alors je vais laisser reposer.Peut-être y reviendrai-je? Grâce à Cécile, j'aurai l'occasion de rencontrer bientôt l'auteur. Je n'attends pas que cela change mes impressions mais l'entendre éclairera peut-être ma lanterne sur ce livre dense. Très dense.Trop?


J'aurais voulu l'encenser, il me laisse un vide. Un livre, c'est un peu comme en amour...

Errare humanum est!

Par peur, par lâcheté, par faiblesse. Beaucoup de nos actions sont répréhensibles. On croit être dans le vrai, on ne l'est pas. Et se laisser aller à un aveu qui n'a pas lieu d'être.

Pas le bon endroit, pas la bonne personne. Alors on s'en mord les doigts..on réalise que l'on s'est trompé. Que l'on aurait mieux fait de tenir sa langue et son coeur.

Car l'autre n'est pas un allié mais un ennemi. Et veut se jouer de votre naïveté, de votre trop grande confiance en l'autre!

Tant pis, il faut reconnaître l'erreur. Et chercher à avancer. Pour éviter le prochain faux-pas. Le mal que l'on se fait et celui que l'on fait aux autres.

Etre quelqu'un de bien est un exercice à temps plein!