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C'est le nouveau blog de Nathalie Croisé...Sur ma route,la vie...La découverte que le bonheur est en soi..depuis, je fais mon chemin..

samedi 8 août 2009

Vacances j'oublie tout...


Si j'étais un poisson rouge...:)


Mon regard a croisé celui d’un poisson ce matin. Brèves secondes suspendues. Pas de coup de foudre mais une curieuse expérience. Dans cet œil entre le vide et l’infini. C’était dans un aquarium quelque part en Dordogne. Improbable rencontre. J’en frémis encore.

Mais que peuvent bien penser les poissons ? Il parait qu’ils n’ont pas de mémoire. D’où leur capacité à tourner en rond. Enfin les poissons rouges n’ont pas de mémoire parce que certains autres ont l’air bien affuté et réveillé ! Ils vous scrutent derrière leur paroi de verre. Mais qui des deux, de l’humain ou de l’animal observe l’autre ? Et si nous étions des poissons ? Des poissons rouges sans mémoire ? Mais quel cauchemar ! Nous voilà de retour du supermarché. On retire quelques croquettes d’humains panés du panier, on remplit le frigo. Et hop on repart. Un jour sans fin. Et que dire des repas. Qui s’éternisent ou plutôt recommencent à l’infini. La belle-mère nous bassine sérieux. Un coup d’éponge, on a oublié mais non, on a droit à un tour supplémentaire. En même temps si on ne se souvient pas, ça ne doit pas trop faire souffrir. Non ?


Bon prenons les choses du bon côté. On ne se rappelle pas avoir payé ses impôts, ses charges, avoir croisé l’imbécile de voisin ou ne pas avoir fermé le gaz ! Donc rien de douloureux..juste l’instant présent. Et alors avec sa moitié, le pied intégral. On s’envoie en l’air. Puis le trou noir. Une vraie petite mort. Alors la beauté repasse dans le champ de vision et le mâle frémit à nouveau. Au garde à vous. Si c’est pas Bonobo, ça ?! Finalement être un poisson rouge, ça a du bon, non ? Certains humains y arrivent sans souci..pourquoi pas vous ?

vendredi 7 août 2009

Moâ, la nature et des gnomes...



Quand on aime, on ne Vola pas...:))



Fidèles lecteurs, voici déjà la suite des aventures de Miss Vola en Tunisie, nous l'avons laissé dans l'avion à son arrivée et là voilà prête à se lancer dans la grande aventure. Pour mieux comprendre tout l'enjeu de ce nouvel épisode, il s'achèvera encore par un commentaire excellentissime de ma part..va s'en dire..bonne lecture....Et merci l'auteure...








Loft Reality à Djerba - Part II : la presqu'entrée dans la villa...


Les hourras et les bravos tonitruants qui éclatent à l'atterrissage cessent soudainement lorsque la voix masculine et suave du commandant himself (et oui encore lui, position aérienne hégémonique oblige), félicite son copilote pour la parfaite maîtrise de son premier vol et premier avion posé sur une piste !

Tout comme moi, les autres passagers ont poussé un ouf restropesctif de soulagement. Après le plateau-repas payant... un novice aux commandes ! Quand on est pauvre et qu'on décide de mener la grande vie, non seulement on risque de mourir de faim, mais on sert aussi de cobaye à un bleu de l'aviation ! Je n'ose penser aux conséquences si le bleu avait été pris de la même angoisse que l' écrivain face à la page blanche qu'était pour lui la première étape de ma quête spirituelle et corporelle (cf solitude et thalasso).Trêve de jérémiade ! Après un plateau frugal chèrement payé et une halte dans les bras de Morphée, debout devant la passerelle, le steward rayonnait à nouveau d'une beauté toute exotique à mes yeux endormis : «là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté»! Il faut dire que son mètre 85 est doté d'une musculature parfaite à force d' additions tendues à bout de bras et de va et vient incessants dans les étroits couloirs de l'aéronef ! De plus, les rapides incursions sur le tarmac en plein désert n'ont pas manqué de recouvrir son corps et son visage d'un léger hâle marronâtre. Cependant, le vert de gris de ses grands yeux de biche me font rapidement oublier ce petit défaut épidermique. Je m'apprête à lui glisser mon numéro de portable lorsqu'un vent bouillant qui semble venir tout droit de l'enfer balaye toute pensée de mon cerveau. Telle Nono le petit robot (réminiscence de l'enfance : le dessin animé Ulysse pour les plus jeunes), c'est d'un pas saccadé et chancelant que mon corps entame les premières marches de la passerelle ! Adieu donc beau steward au bronzage imparfait !!! De toute façon, j'étais venue pour une retraite solitaire ou presque, alors...Un petit car local, bondé me conduit dans les locaux de l'aéroport de Djerba Zarzis, un nom qui fait surgir dans mon esprit les souvenirs de mes lectures d'ado frustrée d'être enfermée dans la grisaille parisienne : «Un thé au Sahara, Leurs Mains sont Bleues (excellent roman de Paul Bowles), Captive du désert...». Ça y est, je suis l'héroïne, belle, mystérieuse et solitaire qui débarque dans la blancheur immaculée du palais des vacances lowcosts !

Malgré les bousculades des touristes affamés (pour cause le frugal petit-déjeuner hors de prix), je reste digne et fière. Tellement digne et fière d'ailleurs qu'au lieu de remplir la fiche de police «arrivée», je remplis celle du «départ». Après une queue qui m'a parue interminable, un douanier parfait sosie d'Omar sharrif dans Lawrence d'Arabie, si on fait abstraction de son ventre bedonnant et de sa calvitie naissante, m'explique mon erreur dans un français tinté d'une musique arabisante. Un sourire d'un jaune aveuglant en prime ! Après une explication chaotique sur le bon formulaire à présenter, un local fort charmant me laisse passer. Excitée par ma délivrance qui sera rapide, suppute-ai-je, je tends mon passeport et le fameux sésame impeccablement rempli. Que nenni, Omar, se prend d'une passion soudaine pour la belle héroïne distraite :«Ti vin d'où ? Je viens de Paris ! Na, Péï..., Ah, pays, de Madagascar ! Machachaschar ?.. Oui, Monsieur». Heureux sans doute de retrouver une cousine africaine parmi la multitude de corps blancs venus tester en avant première les flammes de l'enfer (la température locale est déjà montée de plusieurs degrés depuis l'atterrissage, le thermomètre affiche insolemment 32°, et on n'a pas encore quitté l'aéroport), il en appelle à son collègue le plus proche pour partager son enthousiasme ! Le collègue rapplique aussi sec. Collés l'un à l'autre, leurs yeux font un aller-retour incessant et libidineux de mon passeport à ma face fatiguée et baignée d'une eau non point limpide mais collante et salée, leur visage irradie à chaque parole qu'ils prononcent et qui reste du chinois, oups, de l'arabe pour moi.«Cé quel hotel où ti va ? - Je vais séjourner à Célivacances, Monsieur. - Pas organisme : hotel ! Heu..Attendez, je vais vous donner mon contrat, le nom et l'adresse doivent y figurer». Après une lecture attentive et un nouveau conciliabule, Omar me demande d'une voix profonde et sensuelle :«Ti cicilibatire... ? J'tivit !»Impatiente et quelque peu outrée, je lui jette à la figure ma main parée de ma bague de fiançailles aux 7 diams (petits mais certifiés 100 % diams), assortie de mon alliance 18 carats récemment astiquée. Belle inspiration que de les avoir laissées à mon annulaire, qui plus est gauche. Je lui rétorque que je suis mariée, mais que je viens me reposer de ma vie de femme, de mère et tutti quanti ! Je pensais m'en sortir ainsi à bon compte. C'est méconnaître le douanier Omar et sa légendaire opiniâtreté. Et c'est reparti pour les «t' i bel, li serti au clair de lune"...









Mon angoisse sur le ratage de mon rendez-vous avec le chauffeur Célivacances commence à devenir lancinante. Après une demi-heure de queue et autant de temps pour convaincre Omar que ballade au clair de lune il n'y aura, je suis de plus en plus convaincue que le chauffeur, vaincu par la chaleur et l'attente, est retourné dare-dare, sans moi, au loft ! Cela d'autant qu'après avoir effectué un virement international à Célivacances Djerba (réservation de dernière minute oblige), je n'ai eu aucune nouvelle de mon prestataire !Au bout d'une demi prière et d'une paume tendue en offrande au plafond pendant plus de 5 minutes, Mister Sharrif daigne enfin me tendre les papiers de la délivrance. Ni une , ni deux, je les lui arrache des mains et m'enfuis vers le panneau «bagages». Cet épisode a eu une conséquence heureuse pour l'héroïne qui a quelque peu perdu de sa morgue au cours du face à face policier : celle d'avoir vidé le tapis des bagages des hordes de touristes blanchâtres et affamés . Le cœur léger, la valise lourde, je me dirige vers la sortie. Et là, la surprise du siècle : un panneau géant portant en caractère plus que gras le mot «Célivacances», accueille l' héroïne qui vit un grand moment de solitude sous le regard moqueur et lubrique de quelques spectateurs épars (que des mâles comme par hasard) !A suivre...









Commentaire d'une lectrice avide de sensations fortes: Alors là, chapeau bas, Vola..d'abord le subtil mélange angoisse et sexe. Le co-pilote novice et le steward plus qu'expérimenté. On attendait un vol en perdition. Que nenni. La dextérité du pilote y est sûrement pour beaucoup. Le coeur s'accélère...quelle frayeur. ET voilà le lecteur ou plutôt la lectrice qui frémit..surtout à la description de l'homme de bord..un brin bronzé bizarre mais ce n'est pas grave. Une tension torride se dégage de ces quelques lignes. Va-t-elle conclure? Non finalement elle préfère renoncer et se draper derrière un chaste voile. Ah, soupir. Mais bon si l'on suit la queue qui paraît interminable, c'était prometteur. Oups, je dérape.... Plongée dans le gris des yeux du steward. Exit Ken, il faut penser à l'avenir et aux vacances...

Mais là encore c'est la luxure qui guette. Entre un Omar Sharif adipeux et son collégue libidineux..de quoi vous retirez vite faite l'envie de vous envoyer en l'air. La belle échappe de peu au pire, une virée au clair de lune. Par la face nord. Le Tunisien pur jus a sorti le grand jeu. Mais la vacancière intrépide a plus d'un tour dans son sac. Pas mal le coup de la bague. Certains hommes n'auraient pas fait mieux.Bon,à nouveau une queue, on ne sait pas trop ce qu'elle fait là, celle-là mais elle se fait ostentatoire....Et puis enfin le panneau salvateur: Célivacances. Vous aurez noté l'oeil concupiscent là encore de certains mâles. J'en connais qui traînent sur Facebook mais je ne les citerai pas..de toute façon ils sont partis en Tunisie! Pour résumer, à peine posé le pied, au moins 4 ouvertures en perspective pour l'héroïne du désert. Moi je vous dis, ça promet..Pour la peine, la suite ce sera à lire sur son blog.http://www.over-blog.com/profil/blogueur-848590.html









Pour ma part, je vais me reposer. Critique littéraire, pas facile quand il fait chaud et puis toutes ces files d'attente, ça m'a mise dans un état;))

mercredi 5 août 2009

Et c'est reparti pour un commentaire de texte..youpi:)



C'est l'heure de la sieste, les enfants sont couchés, Maman peut délirer à nouveau. Sur les conseils de l'auteur lui-même me voilà avec ce texte en pâture..Vola ne m'en voudra pas-je crois- elle connait mon second degré...Vola partie il y a un peu en vacances à Djerba et qui nous raconte son Secret Story à elle..Voici le texte..






Loft Reality à Djerba - PART I






Début juillet, je suis plus que motivée pour entamer une cure de décompression, seule. En effet, j'ai vécu une année scolaire fort en rebondissement : nouveau lycée, sur l'une des plus belle place de Paris (place des Vosges)certes, mais une acclimatation stressante aux nouveaux élèves, nouvelle administration et nouveaux collègues. Pour couronner cette période faste, ma solidarité maternelle s'est mise sur "pilotage manuel" donc fort active : ma Caillebotte avait 4 épreuves anticipées du Bac à passer !

Je me mets alors en quête d'un séjour détente à petit budget où je pourrais enfin me trouver seule et retrouver la quintessence même de mon être... 30 élèves chaque jour ou presque et une attention de tous les instants pour ma puce d'amour j'avoue, ça vous use une femme !Deception : partir seule équivaut à être millionnaire voire, milliardaire si on rajoute la thalasso (un besoin qui se fait criant du fin fond de mon corps et de mon âme ! Diantre, que faire... Rester prostrée au fin fond de mon lit King size miniature, tenter une introspection de luxe et finir les vacances à l'eau et au pain sec ?Que nenni, je ne m'avoue point vaincue. je repars donc à l'assaut de la toile et miracle, mes doigts papillonnent sur le clavier pour écrire sur la page du moteur de recherche : "vacances solo" ! Cette fois c'est gagné :" C'est pour nous, Célicamps, Célivacances...". Tous ces sites affirment haut et fort la possibilité pour la solo que je veux être de partir au juste prix, sans supplément" chambre single" !Un peu soupçonneuse quand même, je surfe sur les forums et articles de presse relatifs à ce type de concepts. Une brève sur O féminin.com et un reportage dans le 13H de France 2 arrêtent définitivement mon choix sur "Célivacances" qui propose une semaine thalasso bonheur à Djerba pour un prix plus que raisonnable. Le principe : une villa, divisée en appartements et en colocation par tranche d'âge. De plus, des activités diverses et variées sont proposées en option dans la journée et en soirée. Le coeur léger, je procède à mon inscription. Après quelques turpitudes administraves, j'obtiens mon précieux sésame pour le bonheur bien mérité d'une solitude choisie et intermittente donc (cf le concept), au soleil !Le réveil à 4 heures du matin pour enregistrer à 7, je jour J, ne m'a même pas perturbée. C'est le coeur et le pas léger que je cours vers la station de taxi la proche ! A cette heure matinale, point de bouchon sur la route et encore moins au comptoir d'enregistrement... Le Nirvana, déjà !A bord de l'avion, le petit déjeuner frugale que j'ai eu à peine le temps d'avaler, fond comme neige au soleil dans mon estomac qui s'allège de minute en minute. J'attends donc avec impatience le plateau repas servi par le beau steward (j'espère) que j'ai aperçu à l'entrée de l'avion, incessement sous peu !Surprise et( re)deception : ayant choisi le vol le moins cher du net, le repas est payant et la compagnie ne lésigne pas sur les tarifs. A la guerre comme à la guerre, je me déleste de quelques euros et me substante. Je ne sais s'il y a cause à effet, mais j'ai trouvé le steward moins beau quand il m'a tendue l'addition !Repue, je me réfugie dans les bras de Morphée ! Sans m'en rendre compte, j'avais atteint mon premier objectif au delà des nuages et de la Méditerranée. J'ai quitté Morphée au son d' une voix suave et masculine (le commandant de bord himself !), qui m'annonce que l'avion amorce sa descente sur Djerba et qu'à 09 heures et des poussières, la température extérieure était dejà de ... 28°. Chaude va-t- être ma retraite !Episode à suivre...








Commentaire de texte de ma personne... digne de sa fille qui avait 4 examens à passer, je vous le rappelle: Bon, un constat déjà, une femme, c'est obligé de travailler. Dure réalité. Finie le temps où elle attendait le chasseur de bison au coin du feu. Maintenant le feu, il faut le faire chauffer toute seule. Le chasseur est parti un jour chez Mammouth, il n'est jamais revenu. Une femme, ça prend soin de son petit aussi. Comme une vraie mère poule. Que serions-nous sans elle?Autre constat ô combien aberrant: un prof, ça travaille. Si, si et ça peut être très fatigué par une année consacrée à ses têtes blondes ou brunes ou noires..ou..ça dépend des quartiers! Et le prof, il réfléchit aussi sur sa condition. Il s'épuise à la tâche. Le prof est un humain, j'en reviens pas!Bon, c'est pas très drôle tout ça..On a envie que ça bouge.;En route vers l'aventure!Alors, voilà la prof aussi, elle part en vacances. Seule, nous annonce la dame. D'accord mais je rigole, on choisit quand même le "Tournez manège du voyage"..et après la piscine, tu..?:) Visiblement la formule est séduisante quand on tombe sur les bonnes personnes mais là, le suspens est encore entier. Impossible de savoir si la dame a conclu. J'attends ça avec impatience.

Surtout que ça commence bien dans l'avion. On imagine un petit quart d'heure affriolant avec le steward mais ça se gâte dangereusement quand il faut payer le repas. Bientôt il faudra vider ses poches pour faire pipi. Alors, imaginez si vous voulez vous enfermer dans les toilettes pour un autre motif, vous vous retrouverez très vite complétement à sec. Si je puis dire. Conclusion: heureusement que Morphée était là. Un dur, un vrai, celui-là. Toujours prêt à vous tendre les bras quand il faut. Tout cela m'a mise en appétit, pas vous? Vite la suite..Et merci à l'auteur..que j'embrasse au passage..juste après le steward..

lundi 3 août 2009

Commentaire de texte..ou grosse déconnade..






Coucou à tous..bon, il parait qu'il ne se passe pas grand chose sur internet en ce mois d'août lourd et accablant alors voilà j'ai décidé de créer le méga buzz d'enfer..grave..:))En allant jeter un oeil-hagard-sur le blog d'une connaissance des dîners livres-échanges, Thierry do Espirito, me voilà interpellée par cette article..que je reproduis pour ceux qui n'auraient pas accès à ce blog..mais dont voici l'original avec droits d'auteurs....: http://tde.typepad.com/thierry_do_blog/. ...Ou les misères de ceux qui perdent un portable...









IPhone fun stories









Et voilà, ça devait arriver. Il fait beau, les vacances se passent bien, la mer est belle. Et paf, la cata. Vous avez perdu votre i-Phone, Nokia N95, Blackberry, autre, rayez la mention inutile. C'est affreux, vous êtes très mal. Que faire, où courir ? Vous pouvez toujours mettre un message sur twitter, comme je l'ai raconté ici.

Mais c'est quand même assez aléatoire. Surtout en ce moment : Twitter et Facebook ressemblent un peu à la place de la Concorde en août. Comme réagir dans ces cas-là ? Je vous fais part ici de quelques situations vécues. Ça vaut ce que ça vaut, mais de toutes façons, l'essentiel est de ne pas s'énerver.









Version «J’ai de la chance». C’est une amie qui m’a raconté ça. Elle part en vacances avec ses enfants et oublie son iPhone dans le tacot pour Orly. Elle s’en rend compte au moment de donner son passeport. Elle appelle son numéro grâce à un passager compatissant. Le téléphone sonne dans le taxi, et c’est un client qui répond. Le taxi, qui file vers Gare de Lyon, propose de lui ramener dès qu’il a fini sa course. 5 minutes avant l’heure limite d’embarquement, il arrive devant l’aéroport et lui redonne son précieux objet. Il demande 25 €, bien moins que le prix de la course depuis Paris. Cette veine de cocu lui donne des soupçons. Elle appelle immédiatement son mari…









Version «Toy story» : l’iPhone est bien là, mais pas du tout dans le taxi, car vous l’avez laissé tomber dans le panier de jouets des enfants. Du coup, ce faux-derche se planque car il est en pleine partie carrée avec Ken, Barbie et M. Patate. L’écran projette un film porno pris sur youtube. Comme il est sur vibreur quand vous l’appelez depuis un fixe, pour le localiser, Barbie a un orgasme multiple. M. Patate la bâillonne tant bien que mal avec ses gants amovibles.

Ken, dont la virilité est défaillante à cet instant, siffle entre ses dents : «Comme un fait exprès, juste au moment où j’allais venir…». Barbie chuchote, à travers les gants de M. Patate, avec un drôle de sourire et les yeux dans le vague : «Laissez, ils vont rappeler».












Version «Je me fais un film» : Echangé contre trois biftons usagés et un ticket restaurant devant chez Tati, sous le métro aérien de Barbès, mon iPhone chéri est déjà dans les grosses mains graisseuses du receleur, qui l’a débloqué en deux temps trois mouvements et qui manipule le châssis de ce bijou nickelé et acidulé avec ses doigts plein de sueur. L’argent lui-même a déjà servi à payer une passe dans un hôtel sordide de la rue Saint-Lazare. Non seulement, c’est mort. Mais en plus, mon iPhone finance la traite des blanches.









Version «Je suis bordélique»J’ai assisté à ça avec une autre amie, Isabelle. Elle perd son iPhone, tout ça. J’assiste au spectacle pittoresque d’une femme qui vide et revide son sac devant moi, le renverse, le retourne, le secoue, le remplit à nouveau en détaillant chaque objet. Ça prend des plombes. Se succèdent les choses les plus diverses, du rouge à lèvres hors d’usage au bon de réduction («La date dépassée, mais je le garde, on sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher…») pour un massage chez Nuxe, en passant par des tas de cartes de visites, trois kilos de clés, un mini-vélo, une chaine d’arpenteur, un mètre de boudin... Une contenance genre M. Patate qui part en voyage. Bon, je déconne, mais à peine. Tout à coup, un sourire angélique illumine son visage poupin et renfrogné. Elle pense au taxi qu’elle a pris quelques heures auparavant. On appelle le standard, qui nous passe les objets trouvés de G7 (je voudrais bien voir ce service, un jour. Ça doit vaguement ressembler au sac d’Isabelle).

Comme elle ne se rappelle ni du numéro du taxi, ni de la voiture, ni de l’heure, ni de rien du tout, d’ailleurs, on lui propose gentiment de rappeler quand la mémoire lui sera revenue. Elle me demande d’appeler les flics, les pompiers, SOS Médecins, le Samu, une copine qui connait l’ami de l’attaché de presse stagiaire d'Olivia Ruiz… Mon forfait vient d’exploser quand soudain, une sonnerie grotesque genre «Ploum ploum tralala tsoin tsoin» retentit dans la DOUBLURE de son sac. La suite est plus confuse. Je crois que j’ai dû essayer de l’étrangler. ..












Commentaire de texte digne d'une section littéraire de terminale:Bon si on résume, ce sont toujours les femmes qui perdent leur portable. Elles sont tête en l'air et pas seulement..c'est bien connu, Thierry. Et puis on a très envie de les étrangler surtout quand elles fouillent au fond de leur sac immense. Sans prêter attention au pauv gars à leur côté. Mais bon, quand vous êtes perdus en montagne, que vous avez besoin d'une boussole, d'un eye-liner et d'une couverture de survie pour fabriquer un parachute, vous êtes quand même bien heureux..non, messieurs:) Pour finir, leur mari est souvent en vadrouille, on ne sait pas pourquoi, mais il y a quelque chose à creuser...Mais pas en montagne attention. Sinon on ne vous retrouve jamais!






Bon je passe sur Barbès qui craint un max..j'y habite presque, je me suis déjà faite violer 6 fois et agressée 12 mais j'en redemande:) Au final j'ai 18 portables en stock...J'ouvre une boutique dès mon retour avec un arabe du coin et peut-être un noir..j'hésite encore:)


Mais tout de même on tient le drame absolu: Ken et sa virilité défaillante..j'en reviens pas..abîmer ainsi une immense figure masculine. Toute ma jeunesse. Moi qui croyais à sa perfection infinie. Le mythe du prince charmant s'effondre.. Je ne m'en remettrais jamais..et je ne suis pas la seule:) Et Barbie qui s'envoie en l'air sans demander son reste. Il n'y a plus de jeunesse..Alors messieurs, dames..je suis douée pour les commentaires de texte, non?
Bon pour la publicité gratuite, à l'auteur en question, je ne demande rien..Mais on peut rire un peu, non?:))

A Louisette et Michel...



Me revoilou à nouveau...Droguée..Une semaine sans ordinateur mais avec un Blackberry à portée de main. Donc pas si désintoxiquée que cela:) Et le virus me reprend de plus belle. Dialoguer avec les amis, échanger des photos, des applications. Mais quelle est cette étrange maladie? Cette envie de se connecter et de partager? .Le réel a du bon mais mes amis FB aussi. Ceux qui sont là. Prêts à échanger. Clins d'oeil sympathiques. Belle invention dont il faut profiter avec naturel...

Alors rebonjour à tous..Et bonjour à Louisette et Michel qui n'ont certainement pas Facebook....Le hasard a conduit ma petite famille sur leur route. A Royan. Une location d'été, rien de plus banal. Mais soudain le contact qui passe. Les enfants les appellent spontanément Papi et Mami, cela les fait sourire. Pas de gène.. au contraire. Un bonjour matinal, un apéro nocturne. La reconnaissance vient toute seule. Jusqu'à ce partage autour d'un repas sénégalais et d'un Pineau des Charentes. A priori curieux mélange..mais le gout du voyage y est pour beaucoup/ Quand les cultures se rencontrent simplement. Sans détour...Quand des retraités de Royan donnent aussi du soleil autour d''eux. Et laissent un souvenir: un bouquet de fenouil et un autre de lavande. Que nous emportons..Les odeurs sont tenaces à l'arrière de la voiture. Mais pas seulement. La chaleur humaine aussi est tenace lorsqu'elle est vraiment partagée...

dimanche 2 août 2009

Moâ


















Me voilà de retour sur mon blog après une semaine de déconnexion à la mer. Pas d'ordinateur à l'horizon, ça fait du bien aussi. Quand il y en a qui s'échinent à écrire dans le vide, je préfère me poser et poser mes neurones. Na na nère.:)






Et faire des photos, beaucoup de photos..emmagasiner de superbes souvenirs. Juste parce que c'est la vie. Et que le net ne remplacera jamais ce plaisir du réel. Alors me voila cet été en pleine crise de narcissime.





Le miroir du réseau social aide beaucoup. Prendre le temps de se laisser voir et de donner à voir..Tout simplement. Après tout à l'approche de mes 40 ans, je suis assez fière de ce que je suis..alors voilà quelques photos..en toute simplicité:))