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C'est le nouveau blog de Nathalie Croisé...Sur ma route,la vie...La découverte que le bonheur est en soi..depuis, je fais mon chemin..

mardi 20 janvier 2009

L'adieu

Je viens d'enterrer un ami.Non, rassurez-vous pour lui, il est encore vivant. Et son esprit est toujours parmi nous. Mais pour moi, il est mort.
Etonnantes relations humaines qui, parfois nous font passer de la plus grande complicité à la plus grande indifférence. Et pourtant indifférente, je ne le suis pas d'ordinaire. Mais il y a des limites. Au delà du tolérable.


L'amitié, proche de l'amour est un sentiment confus. On aime l'autre souvent pour l'image qu'il vous renvoie, on aime l'autre parce qu'on s'y reconnait. Le plus beau est d'aimer l'autre pour ce qu'il est. Pour ses imperfections et ses emportements. Pour son inconstance et pour sa lâcheté. Oui, mais voilà, quand l'autre est en souffrance, on ne peut plus rien.


Ils sont nombreux ceux qui cherchent à se rassurer dans une relation. Les autres n'existent que comme un miroir. Un beau miroir comme dans les contes de fée. On le préfère déformé. L'ami sera toujours là. Vous dira toujours que vous êtes beau, fort, intelligent et qu'il ne peut pas se passer de vous. Mais l'ami, le vrai, il doit vous dire que, là vous êtes moche, faible et que vous avez oublié de faire travailler votre cervelle (!). Il n'est pas votre miroir, il est votre conscience.


L'ami , qui tient à vous ne vous flattera pas toujours. Il saura lui-même reconnaître qu'il n'a pas toujours été bon et juste avec vous. Pourquoi chercher la perfection? Elle n'est pas de ce monde.

Mais l'ami en souffrance, lui ne comprend pas.Pourquoi me dit-il cela? Pourquoi me reproche-t-il ceci? Et il se ferme progressivement sur lui-même. Il est égoïste. Il n'est pas un ami. Il est une illusion d'ami. Et lui-même s'illusionne sur sa vie et ses amours. Sur ce qu'il fait même de sa vie. Toujours à fuire.

Il vous a fui une fois de trop. Et l'on se dit alors que l'on n'est pas là pour endurer la souffrance de l'autre. De l'ami. L'ami qui sait pourtant qu'il perd beaucoup avec vous.Mais il préfère son univers à votre main tendu. Son château de sable à un arbre bien enraciné. Il se trompe, je ne le retiens pas. Alors, adieu l'ami.

lundi 19 janvier 2009

A bas la matière grise!

Je ne vais pas me faire que des amis mais je vais piquer une gueulante aujourd'hui. Oh, une petite..une sympathique..mais sincère! A chaque fois que je pars en Afrique, j'en reviens un peu changée. Avec un autre regard sur la vie et sur les gens..Et voilà, je suis encore atteinte...en pire! Alors, occidentaux de tous poils, je vous donne mon conseil du jour: VIVEZ!



Ras le bol de tous les intellectuels mal dans leur peau. Car nous avons un énorme défaut. Tout faire passer par le cortex rachidien. Nos émotions, nos sentiments, nos doutes. Et ça intellectualise, ça "matière grise" à l'envie. Ca aime mais ça réfléchit en même temps. Pas assez ceci, trop cela. La vague de froid est passée au nord mais elle est aussi dans nos coeurs. Nous ne savons pas nous regarder, nous parler. Alors pour combler le manque, on glose. Trop, beaucoup trop.On raconte ses misères pour ne pas voir celle des autres. Et on regarde notre nombril en attendant que quelqu'un nous aime.



Nous avons oublié la chair et le sang, la sueur et la peur. Là-bas, ceux qui n'ont rien ont beaucoup. Car l'autre tendra toujours la main. Pas de richesse matérielle mais une autre. On vous offre son coeur comme on offrirait du bon pain. Et ça rit et ça danse et ça chante..Tout est prétexte à la fête quand nous restons coinçés sur nos chaises engoncés dans nos certitudes! A nous triturer les neurones..Nous mourrons un jour. Pourquoi ne pas vivre? J'ai choisi mon camp! Et rien ne m'empèchera de dire "je t'aime" aux gens que j'aime. Et de profiter de chaque instant.Jusqu'au bout!

dimanche 18 janvier 2009

Esclave de mes souvenirs



Une dernière note pour vous parler d'un endroit incontournable au Sénégal, c'est l'île de Gorée. Au large de Dakar. Je voudrai dédier ces quelques lignes à tous les amoureux de l'Afrique que j'ai rencontré sur FB. J'en oublierai certains, ils ne sont pas tous cités mais ils savent que je pense à eux...L'ile de Gorée, je n'ai pas eu le temps d'y faire un tour cette fois-ci. Trop de famille et d'amis à revoir. Je l'ai découverte un 31 décembre..Juste avant le passage à l'an 2000. Le point de non-retour. L'île d'où partaient les esclaves d'Afrique de l'Ouest pour l'autre Continent. L'inconnu. L'esclavage ou la mort. La peste ou le choléra. L'esclavage entre peuples noirs est avéré, il ne rend pas moins cruel celui que pratiquaient les colonisateurs. Et là, blanche, j'avais honte. Honte de ce que certains peuples infligent à d'autres. De la cruauté gratuite. Aujourd'hui on meurt au Proche-Orient, hier on mourait à Gorée ou sur une terre inconnue. Et la peine est toujours aussi lourde.



Bâtisse coloniale située près de l'embarcadère, la Maison des esclaves n'a rien de terrifiant de prime abord. Il faut y entrer. D'abord la cour centrale. A l'étage, les bureaux, les habitations des tortionnaires. Et au rez-de-chaussée, des pièces lugubres..Une succession..l'une réservée aux hommes, l'autre aux femmes, la suivante...aux enfants! L'emplacement des chaînes. Ils s'entassaient comme du bétail. Pas de fenètre (pour éviter les évasions), pas d'air, à peine de quoi manger..les vaches seraient mieux traitées! Certains mouraient d'épuisement. Dans l'attente du bateau qui les emmènerait loin. Une porte sur l'horizon, c'est là qu'ils embarquaient. Je me penche, scrute l'horizon. Combien d'hommes, de femmes ont regardé ce même paysage, le coeur serré de quitter leurs amis, leurs frères peut-être déjà morts? On dit toujours "jamais, plus jamais". Et l'histoire se répète. Sans donner de leçon. A l'homme amnésique de son passé. L'île de Gorée est l'un des symboles de la dureté de l'homme. Et pourtant je veux croire aussi en sa bonté. Surtout sous le soleil du Sénégal.

Nathalie a savouré son séjour






Je l'avoue, j'adore vous faire saliver. Ce sera donc ma mission aujourd'hui avec un mini-cours de cuisine sénégalaise. Sans prétention. Mon boubou, mon fichu sur la tête, une marmite, de quoi piler et des ingrédients. Je suis prête. Et vous?Je vous ai déjà parlé dans une note précédente de ma recette de l'amour, le Soupe Kandia (difficilement supportable pour un estomac européen et pourtant les sensations provoquées sont à nulle autre pareilles!).



Pour ceux qui l'ont loupé, tant pis..ce ne sont pas mes fans:-)...Juste pour dire..à base de gombos et d'huile de palme, c'est revigorant en diable. Rassurez-vous pour les sénégalaises, ces messieurs n'en dégustent pas tous les jours!



Il existe d'autres recettes: avec quelques piments et une tenue affriolante, elles ont un succès fou. Et toi aussi!Le plat traditionnel, c'est le riz au poisson. Thiebou Diene dans la langue locale..Du riz blanc ou rouge (grâce à la sauce tomate), du poisson, des navets, du chou, des patates douces, des carottes et beaucoup...de patience. Le riz cuit lentement..agrémenté de multiples épices. Le thieb, c'est le plat de tous les jours ou presque. Ne pas se lasser..de toute façon, le poisson, c'est bon pour le cerveau!Sinon, vous avez la version cacahouète. Enfin arachide, je veux dire (il y en a partout au Sénégal). Il s'agit du fameux Mafé. Huile et arachide..le dosage doit être bien fait, sinon la digestion sera difficile. Se déguste surtout avec de la viande et toujours...du riz. Vous avez aussi la marinade d'oignons ou yassa. Je suis assez fière de dire que je m'en sors plutôt bien en la matière..Juste ce qu'il faut d'huile et d'eau pour laisser frire délicatement les oignons. Et le tour est joué. Aec du poulet, c'est délicieux..et toujours...du riz!










Parfois on varie les plaisirs avec de la semoule. Aux grandes occasions parfois. C'était la fête de Taya Bone la semaine dernière. Le Nouvel An musulman. Au menu semoule et viande et une sauce que je serai bien en peine de vous décrire..Evidemment si vous aimez les produits de la mer, vous êtes gâtés..capitaine, lotte, thiof, sole, gambas, crevettes. Souvent grillés sur les plages (la conservation au soleil n'est pas idéale!)..7 euros, un beau filet de lotte, ça vous fait rêver?!?Et si j'étais vous, j'ignorerai tout ce qui porte un nom occidental. Le steack frites s'apparente à de la semelle de godasses avec des chips desséchées et les spaguetti carbonara sont davantage de l'ordre de pâtes informe baignant dans une sauce indéterminée. Ou alors il faut y mettre le prix!




Chacun son truc. En Afrique, il convient de se plier à la coutume. Et notamment celle du thé dont j'ai déjà parlé tout récemment (que ceux qui se souviennent lèvent le doigt!)..Trois thés verts en fait. On ajoute progressivement au breuvage du sucre pour le rendre plus agréable au palais. Il faut le temps de faire bouillir l'eau, de le faire passer et repasser. Le temps de discuter. Le thé au Sénégal, c'est vraiment idéal pour apprendre à connaître son voisin..ou son contact Facebook!Troi thés...Amer comme la mort, doux comme la vie puis sucré comme l'amour. Tout un programme. Quand ça se finit par l'amour, je suis partante!

Une île entre le ciel et l'eau

Aujourd'hui, je veux vous faire rêver un peu. Parce que j'ai l'esprit léger. La journée d'hier était belle. Un endroit magique. Une envie de se poser et de se laisser bercer par le bruit des vagues. C'est le cas de l'île de N'Gor. France Gall y a posé ses bagages, elle a eu bien raison.




Evidemment il faut s'éloigner de la plage principale sur l'embarcadère (on y accéde en pirogue: ne pas avoir froid aux yeux, ni peur de se mouiller les pieds!). Dès l'arrivée, les vendeurs de babioles vont tenter de refourguer leurs marchandises pour 3 fois plus cher qu'elles ne coûtent...L'une de ses vendeuses m'a touchée. Naïve, peut-être? Elle dit faire partie d'une association de femmes. L'entraide pour celles qui perdent leurs enfants partis en bateau pour ce qu'ils croyaient le paradis. Ils l'ont rejoint peut-être mais beaucoup, beaucoup plus loin.Ces femmes recyclent des bouteilles: bière,vin, soda pour en faire des bijoux. Originaux. Le vert de la bière aux couleurs de la mer. Cette femme insiste évidemment, tente de toucher mon petit coeur de pierre...:"Les hommes avec 4 femmes ne peuvent plus subvenir à nos besoins. Nous devons nous débrouiller". Je souris: "dites-leur de ne plus en épouser autant!". "Ah mais maintenant on leur fait signer un papier: monogamie obligatoire" Y'a les mêmes en France?Je ris mais j'en suis tout de même pour 4000 CFA, de l'ordre de 6 euros pour 3 colliers. Ma bonté me perdra!




Pour oublier cette faiblesses passagère (je suis souvent faible passagèrement!), je suis allée faire un tour à l'intérieur de l'île. Je vous conseille la ballade. Imaginez l'horizon dégagé, la ville de Ngor en face, petites maisons de pierre aux tons ocre et crème..Un récif dont les vagues heurtent des rochers invisibles. Quelques villas discrètes, des arbres, des palmiers, des flamboyants...Je suis surprise. Il flotte ici un air de déjà-vu. Une impression de côte landaise. L'espace d'un instant, je me perds..Sénégal ou ailleurs. Et puis une musique arrive à mes oreilles. Youssou N'Dour. Pas de doute, je suis à Dakar. Et le bruit des vagues claque encore...Courageuse, j'ose me lancer. Je devrai me baigner nue le 31 décembre en Bretagne..ça ne serait pas plus frais! On s'habitue..des poissons viennent me chatouiller les orteils. Attention aux oursins! Il faudra reprendre bientôt la pirogue. Quitter l'île. J'emporte un peu de sable...

Jules et moi

Des retrouvailles...le voyage n'est que ça. Je ne sais pas si cela vous fait le même effet mais pour moi, partir loin, c'est se rapprocher beaucoup de soi. Les sentiments, les émotions prennent une autre dimension. Peut-être parce qu'on a le temps..tout simplement.


Dans ma vie, j'ai rencontré des personnalités marquantes. Qui ont influé sur ma façon de penser. Des hommes que j'ai aimés, des femmes que j'ai admirées (ou l'inverse?!?).Il y a des rencontres qui sont des évidences (ici, on vous parlera de Dieu). Alors aujourd'hui j'ai envie de vous parler de Jules. Jules ou Souleymane, c'est la même chose (si vous cherchez un prénom pour votre futur nouveau-né!).Cela va faire 10 ans que je l'ai rencontré. Pierrot lunaire tombé sur la Teranga. Des cheveux en pétard, des yeux plus gros que le ventre, une démarche chaloupée et improbable (des pas de danse ou une démangeaison permanente?!?) et une perpétuelle envie de sourire à la vie. Jules, il faut l'adopter ou plutôt se laisser adopter.



Beaucoup le pensent fou. Un timbré total. Il a dans les yeux l'innocence de l'enfance et assez de recul pour se moquer de tout. Un peu, parfois beaucoup penché sur la boisson, il part souvent dans de grands délires. J'ai ri avec lui, chanté avec lui, dansé avec lui. Jules n'est pas fou, il a la folie de la vie. D'aimer la vie plus que tout.Il est pêcheur. Pêcheur à la dynamite. La pire invention qui soit. Certains ont perdu un bras, une jambe..ou la vie. Lui, il reste. "Dieu est grand", me répète Jules. Ses amis, il les a vus partir. Sa plage aussi, reconstruite, bétonnée par l'Etat. Mais "la vie continue", c'est sa devise.
On échange peu de mots avec Jules..hier il m'a dit qu'il m'appréciait beaucoup. Ca m'a fait chaud au coeur. Je le comprends. Cet étonnant personnage...Impossible de lui donner un âge, 40-45 ans sûrement mais ça ne compte pas. Avec Jules, on se regarde et ça suffit. Il a la pureté de l'enfance... et la folie des plus sages.

Jamais 2 sans 3,4,5,6,7....






La famille en Afrique, c'est sacré. On ne vit pas seul. Enfin, pas trop. Car ça y est, les jeunes partent en ville. Pour les études ou le boulot et laissent leurs parents. Les studios apparaissent. Concept architectural occidental..relativement récent:-)Sinon, quand vous venez en Afrique (pas au Club Med..en Afrique!), vous ne pouvez pas louper la famille! Comme je le dis, si vous aimez le calme et la solitude, c'est rapé (impossible de déguster des oursons guimauve peinard-sic petit plaisir d'un camarade). Choisissez plutôt le Nord un soir de déprime (euh, non, mauvais exemple, pardon Dany!) Alors, oui, je l'avoue. J'aime bien être seule avec moi-même..Alors je trouve des moments et de bons prétextes pour m'éloigner..comme ce cyber-café!







La famille n'en revient pas. Eux qui passent leurs journées à une dizaine dans la même pièce. La plupart du temps petite. Des fauteuils, souvent un lit ou un matelas. On ne sait plus qui dort où. Des enfants partout qui vous sollicitent, crient, chahutent..font la sieste à même le sol!Ca n'arrète jamais..Vous trouvez difficilement une place. (quand je vous dis qu'il est impossible de chercher le calme!)Et là vous attendez. Car en Afrique la notion du temps n'est pas du tout mais alors pas du tout la même qu'en Occident. Le temps, on le prend. De parler à la grand-mère, d'évoquer les souvenirs ou les dernières nouvelles du front.


Moment clé, le thé..Le fameux thé sénégalais ou plutôt trois. La première fois que je suis venue, j'ai été invitée à boire le thé à 22H. Usée par le voyage je me suis traînée. A peine avalée la dernière gorgée du thé, je m'apprète à me lever. Manque de bol, ce n'était que le début! Il faut faire passer et repasser le thé, ajouter du sucre de plus en plus. Amer comme la mer, puis doux comme la vie et enfin sucré comme l'amour. Et donc comme en amour, il faut attendre que ça infuse!



Et quand on ne parle pas, on se rassemble devant la sacro sainte télé!La plupart des programmes français sont diffusés. Ils connaissent tout de notre univers télévisuel et ce n'est pas triste! Il y a aussi les séries traditionnelles. A côté "Plus belle la vie,"c'est vraiment de l'eau de rose! Suspens, rebondissement..Mamadou trompe Mariam avec Astou mais le cousin Samba secrètement amoureux d'Astou va tout faire pour déjouer leur plan. Ca pleure, ça rit, la réalisation laisse à désirer..Mais quels grands moments! Avez-vous déjà entendu des Africains se passer un savon? Grand art de la comédie et du geste:-) Mais le succès indéniable, ce sont les séries brésiliennes.Les télé novellas à rallonge..Là devant le poste minuscule, ils sont une vingtaine à s'agglutiner. Et quand José dit à Miranda qu'il l'aime pour toujours, ce sont de profonds soupirs et de nouveaux sujets de conversation..Car l'Afrique c'est avant tout le verbe. Aimer, c'est celui que je préfère.


Me voilà de retour sur mon blog..Après 15 jours de vacances au Sénégal. Une cure de soleil et de chaleur humaine..J'ai un peu délaissé mon blog mais pas l'écriture. Je reviens avec quelques notes que je vous laisse. Souvenirs de moments de partage et d'amitié.Ca vaut tout l'or du monde..





IQuand on débarque au Sénégal, on entre dans une autre dimension..1ère étape: l'aéroport. Léopold Sédar Senghor. Même avec un avion au tiers plein (ou au deux tiers vide si on est optimiste en matière de sécurité aérienne..) il vous faut attendre deux bonnes heures avant d'obtenir le précieux sésame sur le passeport. Le tampon qui vous ouvre les portes de la Téranga. Premier succès donc dimanche dernier (et je n'étais pas peu fière!): avoir épousé un Sénégalais car il connaît tout le monde (A côté de moi, cette nuit de janvier à 2H du matin, Madame Wade pouvait aller se rhabiller..) A peine débarqué du bus, il croise le frère du frère du neveu du beau-frère. Bref, le type qui bosse juste à cette heure-là et à ce moment-là à l'aéroport et qui va nous emmener auprès du gentil officier de police de service. La file d'attente est longue, on s'énerve mais nous passons, tels des ministres..abrités derrière nos jeunes enfants (quand même)! Courageux mais pas téméraires...









Bon l'officier des douanes prend un malin plaisir à décortiquer la fiche que vous avez tenté de décrypter pendant tout votre vol et s'attarde sur votre lieu de résidence.."Vous allez chez votre beau-frère..mais il est sénégalais et vous français..oui et alors! Bon, ça pinaille mais on y arrive!Ca fait à peine une heure que nous sommes en terre sénégalaise et l'aventure ne fait que commencer..









..Après l'aéroport, nouvelle étape-découverte du système D avec le taxi. Alors, là, inutile de chercher la parade. A peine sortis, c'est pire qu'une nuée de moustiques. Et Savarine et autre Nivaquine n'y font rien, les taximen sont coriaces. Ils vous suivent, prêts à s'emparer de vos bagages et à en savourer la substantifique moelle (j'exagère un peu..euh..à peine!). Vous sentez leur présence dans votre dos. Vous ne résistez pas. Là encore, vive le système D. Grâce à l'ami de l'ami de l'ami qui a vu l'ami, un chauffeur équipé d'un break (fort précieux quand on arrive avec 100 kilos de bagage) a été débauché pour l'occasion.Les autres font grise mine (enfin elle est un peu plus sombre, la mine, si vous voyez ce que je veux dire..) Une bonne affaire qui leur passe sous le nez. Mais voilà; la police est toujours là. Inflexible, l'homme de loi. Le break en question est mal garé (c'est le cas mais comment est-on bien garé à Dakar?). Ca discute, ça palabre. Ils sont 1,2,3,4,5,6,7..à s'agglutiner, à commenter. Permis de conduire confisqué..On ne rigole pas. Mais un peu d'argent soudain change la donne. Le système D dominé par le système C. C comme corruption...





Mais pafois le système D me rend poète...Comme toujours, trouver une location n'est pas évident. Surtout avec une petite famille. Une parente nous avait proposé un hébergement dans une maison qu'elle a récemment acquise. Très sympa...pour des maçons portugais...Des fils partout, des cartons entassés, deux matelas par terre, une chasse d'eau improbable et même pas une chaise pour poser nos augustes fessiers! A 4 heures du mat, difficile d'aller voir ailleurs. Mais un rapatriement d'urgence s'impose. En catastrophe, une amie nous trouve un logement. Mais que faire avec nos toujours 100 kilos de bagage (en Afrique, il faut partir du principe que l'on donne tout..même sa chemise)? Quatre bras ne suffiront pas. Qu'à cela ne tienne, les petits cousins, les petites cousines, les enfants du quartier s'en mêlent. Et devant mes yeux ébahis, c'est une nuée de petites fourmis qui prend le chemin de l'appartement. Sac sur la tête et sourire aux lèvres. Le système D, comme ça, ça me plaît!..



samedi 3 janvier 2009

Je suis foutue!

Il faut que je me rende à l'évidence..Echec sur toute la ligne. J'ai eu un mérite au moins..restez quasi-silencieuse pendant quelques heures. Mais impossible de me retenir de venir voir ce qui se passait sur FB. Quand Nath a créé son groupe "Non à la désintox de Nathalie Croisé", j'étais aux anges..Tant d'amour en si peu de temps....Je vous remercie infiniment....:-)

Allez, je vous l'avoue humblement..tout est parti d'une petite blague (vous l'aviez compris!) mais je me suis vite prise au jeu. "Second degré", on m'appelle dans l'intimité!


Mais voilà, au milieu de mes nombreux défauts, je pense avoir une petite qualité, la fidélité. Et quand je donne mon coeur ou mon amitié (ou les deux), je m'y tiens. Comme je l'ai raconté dans de nombreuses notes, Facebook me permet chaque jour un beau partage. Alors pourquoi m'en passer? Aujourd'hui, j'étais à cran..les doigts me démangeaient de commenter un status décalé ou d'envoyer une fleur ou un petit message! Bref, très difficile à supporter!


Je vais avoir droit à un beau test dans deux jours. Je pars au Sénégal..sans ordi mais avec un appareil photo et mon petit carnet. Autant dire que les "Je suis cool" et les poke vont s'accumuler. Rassurez-vous, il y a des cyber cafés là-bas (sont modernes:-)). Je trouverai donc le prétexte d'échapper au soleil pour vous retrouver (!).


Evidemment, mes notes quotidiennes vont disparaitre mais les souvenirs vont s'engranger. Pour de nouvelles histoires. Ca, c'est ce que l'on appelle une belle cure de désintoxication. Et puis, ça fait du bien de s'éloigner de temps à temps des gens qui vous entourent, on prend mieux conscience de l'affection qu'on leur porte!Droguée..à votre attention, oui... et fière de l'être!

vendredi 2 janvier 2009

Désintox


Ca y est, je me sens bien..c'est décidé: j'arrète Facebook! 2009, tout neuf..Nathalie, toute neuve aussi! Ce n'est plus possible!


Des heures passées à tenter de décrypter les statuts les plus improbables de mes amis loin d'ici, de longs moments à passer en revue les photos les plus pittoresques des petits camarades et de leur vie quotidienne, des minutes à chasser les admirateurs inconditionnels qui tentent de s'arracher un ouvrage que je n'ai même pas écrit! Et que dire des amoureux transis qui me balancent coeurs et soleils à longueur de journée...depuis, le mien ne bat plus au même rythme et ma peau est cramée par trop d'UV.


Non ce n'est plus possible..je sais que je suis belle, gentille, cool. Que je n'ai aucun mais alors aucun défaut (!). Je sais à quel point tous ces amis retrouvés ou glanés au fil du temps sont précieux et apprécient ma présence sans faille! Mais là, non!!

J'ai une famille, moi , Monsieur, j'ai des amis, moi, Madame! J'ai des livres à lire, des CD à écouter, des films en retard..et mon oeuvre suprème à réaliser!
Alors, il faut faire un choix. La mort dans l'âme..Facebook m'a tuer..enfin presque. Alors avant le coup de grâce, je bats une dernière fois de l'aile. Je me débats..et je gagne! Oui, je peux vaincre ma dépendance. Oui, je suis forte! Oui, je suis invicible!

Je vous quitte mais je ne serai jamais loin!Et croyez-moi...si vous le pouvez:-))